15 mars 2026

Pétales de cendre

Il est des épuisements où chaque geste conduit à renoncer

Des fatigues de fin du monde

Où les cataclysmes s'étiolent en néant

Quand l'isolement s'impose, piètre sursis,

Comme l'unique voie du sans

Pour une complète désocialisation.

L'humain empeste trop les artifices

Voulant tout et prétendant l'inverse.

Je ne souffre plus autrui

Ses parades putréfiées

Où le foutoir d'achat

Empale les chemins de traverse.

Que tous les potentats du pouvoir

Macèrent dans l'acide :

L'Honni à démembrer

Le Naze à carboniser

Un Popovine à écarteler...

Et livrer leurs restes aux vermines.

Les proies de cette espèce déglinguée ?

Elle-même et son logis !

Civilise tes massacres

Sur des circuits déprimés

Attise tes ondes âcres

Sur une toile pulvérisée.


Enfin les temps bucoliques composeraient

Leurs accords sur des notes pastels

Et les courbes paysagères rafraîchiraient

Les angles sans jamais accrocher les ombrelles

Vénérables pierres de taille

Sculpteraient l'horizon des âmes pérennes

Vigoureuses frondaisons

Apaiseraient du matin grand au petit soir

Au firmament vivre le providentiel

Comme une résurrection de l'essentiel

Approche ta langue de terre que je me ressource

Entoure-moi de tes bras de mer

Et des monts enchanteurs aux plaines enchanteresses

Le cœur perméable retrouvera l'ivresse