Il est des épuisements où chaque geste conduit à renoncer
Des fatigues de fin du monde
Où les cataclysmes s'étiolent en néant
Quand l'isolement s'impose, piètre sursis,
Comme l'unique voie du sans
Pour une complète désocialisation.
L'humain empeste trop les artifices
Voulant tout et prétendant l'inverse.
Je ne souffre plus autrui
Ses parades putréfiées
Où le foutoir d'achat
Empale les chemins de traverse.
Que tous les potentats du pouvoir
Macèrent dans l'acide :
L'Honni à démembrer
Le Naze à carboniser
Un Popovine à écarteler...
Et livrer leurs restes aux vermines.
Les proies de cette espèce déglinguée ?
Elle-même et son logis !
Civilise tes massacres
Sur des circuits déprimés
Attise tes ondes âcres
Sur une toile pulvérisée.
Leurs accords sur des notes pastels
Et les courbes paysagères rafraîchiraient
Les angles sans jamais accrocher les ombrelles
Vénérables pierres de taille
Sculpteraient l'horizon des âmes pérennes
Vigoureuses frondaisons
Apaiseraient du matin grand au petit soir
Au firmament vivre le providentiel
Comme une résurrection de l'essentiel
Approche ta langue de terre que je me ressource
Entoure-moi de tes bras de mer
Et des monts enchanteurs aux plaines enchanteresses
Le cœur perméable retrouvera l'ivresse
