01 décembre 2022
Des cendres, en fait !
05 mars 2022
Carnet de mort
Affleurent les plaies entre deux prières décharnées. L'écho d'une dévastation : à tant couler ses larmes dans le plomb, le son tombal s'impose. Horizon sans courbe, aspiration étouffée, en voie de fission délétère.
Que les Etats tissent leurs sacs mortuaires avec l'arrière-goût du cadavérique Vingtième qui n'en finit pas d'empuantir son convulsif successeur.
Tout cela n'a plus aucune emprise. Détachement : surplus de souffrance qui insensibilise et rend incongru le fait même d'appartenir à l'espèce humaine. Nausée à gerber son restant d'âme : retrait sans aménagement, juste fondre en fosse, seul.
Pour toi, seule source de vie ôtée, ces quelques mots pliés et repliés avec pour fenêtre tes méninges légendées. Ne surtout pas être lu, encore moins commenté. Que cette page demeure sans lien.
A midi, le ciel est noir : les yeux se ferment.
09 mai 2021
Invariants spasmodiques
Fin de matinée, non loin d'Interpol.
Misanthropie nihiliste pour m'effacer. Mettre un gouffre entre moi et le vivant. Le rien comme oripeaux mortuaires. Un virus et je bricole du confinement, une vierus sonne l'ensevelissement. Ne surtout pas le vaille que vaille, le tourner-la-page, le chapitre suivant, l'accommodement dans le faux-semblant. Pourquoi devrais-je esquisser une sociabilité quand tout en moi s'anéantit ? Non foi pour un désastre révulsé. Que les gorges s'ouvrent vers ce désert calcinant. Pas de conte à pendre, juste une équation à presque huit milliards d'inconnu-e-s. Repoussoir en quête de pourrissoir. Ne plus croiser un regard ni échanger d'encombrantes paroles : en vase clos avec sa brisure d'absolu.
En face, six gugusses avec leur brassard jaune de haute visibilité attendent les usagers à contrôler. Le premier bus s'arrête : un seul voyageur, en règle ! Se faire un hargneux olibrius sans titre de transport. Défouler ce vide. Le deuxième sera le bon : binôme frauduleux à verbaliser.
[Inachevé]
| Julius Payer - Tegetthofff im Eis |
23 mars 2015
Ferment fragmenté
01 janvier 2013
Langue chargée ? Tirez !
11 novembre 2007
Digression
L’humanité déçoit par son contingent de malfaisants. Aucune catégorie, section, parcelle de l’espèce désignée dans cette cohorte hétéroclite : de la petite frappe profiteuse, centrée sur la satisfaction immédiate de ses ineptes besoins, surtout au détriment du bien commun, jusqu’au notable se torchant avec le contrat social pour combler ses intérêts. Chacun, dans sa sphère méprisante de l’autre, désespère un peu plus du système collectif salopé. Se contenter d’observer illusionne sur sa propre capacité à échapper à la bourbe ambiante. Revenir aux beautés sans conscience d’une nature offerte. La tension vocale d’Alanis Morissette, l’émotion croissante de That particular Time bouleverse mes ronchonnements, plongé dans cette nappe brumeuse qui occulte les merveilles d’un espace débarrassé des fatuités sonores, des salauderies braillées, des inepties débitées pour se rassurer de sa présence à l’autre.
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| L'auteur, "petiot" |
Si l’extrême majorité, à laquelle je m’agrège, ne fait que vivoter en s’accordant quelques excroissances jouissives, la part malfaisante dévoie les règles collectives du bien vivre pour enfler leur ego et satisfaire leurs folies ordinaires.
Revenir aux étendues esthétiques pour reposer un peu ses tourments et espérer que l’aventure humaine ne s’achève pas dans un chaos nihiliste…
