04 août 2026

Du Nid mortuaire

 


Chaque geste s’épuise d’une enclume sans appui

Le regard a, comme point de mire, une vague fixation

Les journées se suivent en répliques lassantes

L’alentour ne soulève plus qu’indifférence

Des pensées déforestées qui se tarissent en mirages

Des sens dévastés au seuil de l’informulé

Gisant sans fin : si le corps dérive, l’esprit divague

Rien des cieux

Dieu s’y croit

Que les cimes enterrées par vagues ondulatoires

S’affranchissent de l’espace

Guérissent du temps

Ô Firmament ouvre tes distorsions

Qu’à l’horizon des étirements

Se rue ma lumière

Pour un feu d’art qui crisse

Une ribambelle de perles noires

Auprès du “perpéloin”

Je te retrouverai là

Sous notre petit cyprès double

Mon index sur le bout de ton nez

Toi de dos, ton visage dans ce miroir “enlarmé”

Je t’espérerai ici

Nos mains aux doigts inextricables

Promesse du geste…


Mais du Nid mortifère

Entre le deuil de l’une, la disparition de l’autre

J’étouffe mon phylactère “brouillonnement” versifié.