Même en tentant d’ignorer l’actualité, les remontées miasmatiques ne tardent pas à incommoder.
Pour ce juillet sous chape caniculaire, il semble qu’une bonne part de l’espèce humaine se passionne pour deux obscénités dites sportives. Depuis ce maudit Vingtième siècle, le « je pense donc je suis » se délite en je-(me)-dépense-donc-je-crois-être. Il ne s’agit plus d’être humain, tant l’obsession de posséder – y compris l’autre dans la compétition – gangrène le cogito, mais d’avoir humanoïde.
Il a tout fait ce mal vivant, y compris dérégler le climat qui lui permet de pondre ses crottes quotidiennes. Le voilà déjà dans la fosse, mais il s’acharne à parader, cracher, insulter, guerroyer sur les territoires, les pelouses et les départementales… Le vrai et affligeant spectacle ne doit pas se contenter des courses après la baballe sur des terrains grassement arrosés à la pisse trumpienne. Méprisable et criminelle continuation de cette CONpétition qui pète ses résultats comme autant d’infâmes confirmations que cette espèce n’a plus sa place dans l’harmonie du vivant.
Pas mieux dans ce qui nous sert encore de pays : les autorités laissent et les cyclistes et les grappes collantes au bord des routes – à ne surtout pas cueillir – se ruiner la santé pour la beauté de l’effort sur fond cramé. Rien, aucun engagement sanitaire pour annuler ces pitreries. Roulez kermesse ! les flonflons des sponsors seront leur sanctuaire.
Des enflures gouvernantes aux chiures gouvernées – qui surtout se croient maîtres de leur volonté, la tête baissée vers l’écran influenceur – rien pour s’extraire du désert visqueux qui avale les restes vivotant avant de laisser la Terre en paix.
« – il n’est plus une source au monde où tourbillonne
le terrible poids du sang, il n’est plus une fissure, une lèvre
qui garde l’insidieuse mesure de l’ombre
et de l’attente ; il n’est plus qu’un chant recourbé
sur l’infini commencement de lui-même. – » (G.-E. Clancier, Le paysan céleste)
AINSI FOIRE-T-IL !


