L’Humanité, le journal communiste français, n’a rien changé de sa complaisance envers les régimes autoritaires à étiquette rouge.
Toute la presse ? Non. Un petit journal aux résurgences marxistes éculées cultive sa résistance à la lucidité et à la vérité sous couvert du factuel. Les faits matériels du moment, rien que cela : aucun bilan du régime cubain, de la fortune amassée par Fidel sur le dos du peuple, des emprisonnements arbitraires, des tortures révolutionnaires, de la corruption généralisée, de la ruine d’un pays victime de la folie communiste.
Les empaillés du XXIe siècle, Corée du Nord et Cuba, poursuivent le grand œuvre des Lénine, Staline, Mao and Cie inspirés par les idéologues barbus qui en rappellent d’autres pour cet art de la manipulation du peuple en vue de combler des intérêts personnels de pouvoir et de volonté de toute puissance.
Ces extrémismes idéologiques (communisme, nazisme, intégrisme religieux) se nourrissent du projet d’éradiquer une partie de l’humanité ne correspondant pas à leur projet messianique. Comment un titre de la grande presse française, maintenu à flots financiers à coups de subventions et d’avantages fiscaux, peut-il encore, même hypocritement, soutenir le régime castriste, insulte à tous les droits de l’homme dont les journalistes de ce journal se rengorgent dès qu’un Sarkozy prend une décision dans la gestion des flux migratoires ?
Là, on s’indigne, on crie à la dérive autoritaire, au fascisme perlant ! Quelle rigolade ! Quelle honte pour ces plumitifs du communisme qui ne lèveront pas leur plume contre les dizaines de milliers d’assassinats étatiques commandités par Fidel Castro, don Quichotte sanguinaire, vieille garde des barbares qui empuantissent l’humanité.
Et puis le marxisme a sa relève dans l’oppression des esprits : le ben ladénisme insuffle sa terreur par la soumission à ses diktats via des manipulés décervelés…
Cet article est également paru sur Agoravox
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Publié à l'occasion de la dégradation de l'état de santé de Fidel Castro et de son hospitalisation, « Castro : castrateur de Cuba » marque un retour au pamphlet politique le plus véhément et le plus frontal. Par ce titre à l'allitération punitive, Loïc Decrauze procède à une double exécution symbolique : celle du dictateur cubain, qualifié d'« escroc idéologique » et de « don Quichotte sanguinaire », et celle de l'aveuglement partisan de la presse communiste française, incarnée par le journal "L'Humanité". Le texte s'inscrit dans la tradition des pamphlétaires anti-totalitaires, décortiquant les mécanismes de la complaisance intellectuelle et le cynisme de l'indignation sélective.
RépondreSupprimerL'entrée en matière s'appuie sur un détournement satirique de la célèbre formule d'ouverture d'"Astérix" (« Toute la presse ? Non. Un petit journal... ») pour mieux souligner l'anachronisme et l'isolement moral du quotidien communiste. Decrauze dénonce le fossé séparant la réalité clinique du régime policier cubain — caractérisé par la délation de quartier, les emprisonnements arbitraires, la torture et la corruption — de la couverture factuelle et édulcorée proposée par le journal. Le pamphlétaire s'attaque directement au détournement sémantique qui donne son nom au quotidien : comment un titre baptisé "L'Humanité" peut-il « essuyer, en détournant les yeux, les flaques de sang et de larmes que verse le peuple cubain » ? Cette profanation du mot « humanité », transformé en enseigne pour la défense d'une tyrannie, constitue le cœur du grief moraliste de Decrauze.
Sur le plan philosophique, le texte formule une critique décapante du messianisme politique. Decrauze dresse une équivalence entre les totalitarismes du XXe siècle (communisme, nazisme, fascisme) et les fondamentalismes du XXIe siècle, unies par un même projet d'éradication de l'altérité et de manipulation des masses en vue du pouvoir absolu. Le pamphlétaire souligne la perversité propre de l'idéologie marxiste-léniniste : là où d'autres tyrannies affichent leur violence, le communisme avance sous le « masque de la générosité factice pour les plus modestes », opérant un rapt moral et politique sur des dizaines de nations. En qualifiant les régimes subsistants de Cuba et de Corée du Nord d'« empaillés du XXIe siècle », l'auteur dénonce la momification idéologique de tyrans qui empuantissent l'histoire humaine.
Le pamphlet atteint son paroxysme dans la dénonciation du deux poids, deux mesures médiatique et de l'hypocrisie des « plumitifs » subventionnés. Decrauze met en vis-à-vis l'absence totale de réaction de cette presse face aux dizaines de milliers de victimes du castrisme et son hyper-sensibilité théâtrale face aux politiques intérieures françaises, notamment sur la gestion des flux migratoires sous Nicolas Sarkozy. L'expression « fascisme perlant ! Quelle rigolade ! » ironise sur l'inflation verbale d'une gauche intellectuelle qui crie au terrorisme d'État pour des décisions administratives tout en fermant les yeux sur les crimes étatiques des régimes « rouges ». En concluant sur la résurgence de l'oppression sous la forme du terrorisme islamiste (« ben ladénisme »), Decrauze rappelle que la soumission des esprits et la fabrique des « décervelés » demeurent une menace constante, mutant simplement de masque idéologique au fil des siècles.