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02 janvier 2021

Les pamplemousses magnétiques

Avoir goûté au breuvage de vie emporte tout le reste : l’évidence cardinale rend révulsant ce qui s’en écarte. Au pesant nom de principes, d’usages, d’une roide ligne de conduite, il faudrait renoncer, se contenter de ce qui nous rend étranger à soi, faire semblant que tout va.

Trahir son impulsion de vie revient à se cadavériser, à faire l’autodafé de ce que l’on sait primordial. L’incontournable forme épousée pour toujours, même si elle doit à jamais rester en filigrane, nourrit toutes ses dimensions en extatique kaléidoscope.

Avoir consacré des millions de signes à dépeindre l’inexpugnable repère, ouvrir ses flots textuels à la Muse existentielle pour esquisser les cimes de l’absolu : aucun tour de magie dans ce prodige, juste l’humanité dans sa plus mirifique expression.

L’Être de Vie vint… et Un-e exista, enfin…






13 septembre 2015

Bonne rentrée – mal rentré

Indomptable existence qui vous réserve toujours l’inattendu bouleversant, celui qui fait exploser les artificielles certitudes. Un rien, un indice bénin, et puis d’un coup de massue l’impensable, l’inénarrable dimension.

Quand serre la gorge face à l’impossible pourtant là, au sein de ce qu’on a de plus cher, il reste à affronter ensemble ce mal redoutable… La rentrée 2015 s’annonçait si douce, dans la plénitude atteinte et perpétuée, que l’organique choc sidère, pétrifie même, avant que l'on puisse digérer cette nouvelle phase imposée de l’intérieur, au plus intime de ce qui nous constitue.

L’insécable union triomphera du fléau aux germes malsains. Croire à la puissance affective pour contrer une coriace attaque nommément cataclysmique et ravageuse.

01 janvier 2015

Premier ensoleillement

A Marie & Laurent

Prendre la plume pour remercier ces amis avec qui j’ai vu naître 2015. Chaleureuse tablée pour des instants de bonheur simple qui réordonnent sainement la hiérarchie des choses : entre ce qui compte à partager et ce qui encombre l’existence.


Ecrire la plénitude ressentie au petit déjeuner ensoleillé d’un premier janvier serein, régénéré. Échanger sur les vraies priorités à cultiver, sur les affections à entretenir sans rabougrir ses élans, sans économiser ces instants de précieuse vie laquelle, sans coup férir, peut s’interrompre, laissant ceux qui restent avec le sentiment de n’avoir pas assez multiplié les moments dédiés à la complicité d’évidence.

Résolution de publier ici de plus fréquents ressentis, dans des domaines plus personnels, et de ne jamais minorer les parenthèses enchantées.


A cette douceur première, donc…