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22 mars 2020

Confinement ou cons vilement ?


Chaque période critique est le révélateur de ce que vaut l'individu, de la part réelle de son humanité.

Le vingtième siècle infligea à la France quatre années d'occupation via un fléau idéologique : la majorité vivait passivement cette période, préoccupée par les impératifs du quotidien ; une minorité agissante choisissait de se transcender par l'engagement résistant, une autre s'avilissait en collaboration avec l'ennemi, d'autant plus aisément qu'elle avait la force publique nationale de son côté.

Ce vingt-et-unième, comme un coup de semonce contre ce qui nous semblait acquis voire dû, dégorge le Covid-19 et les sociétés doivent modifier radicalement leur manière de fonctionner. Vigie combattante, les soignants méritent notre gratitude : nous devons leur éviter l'engorgement des services de soins et l'effroyable désignation de ceux que l'on va laisser mourir. Nous avons, collectivement, la capacité d'aider cette ligne de front par notre confinement.


Invisiblement, le virus se répand et une part minable des habitants collabore à sa propagation : inconscients ou malfaisants, peu importe, ces cons aux comportements inconséquents s'estiment dispensés de suivre les règles rabâchées. Ils ont la chance de le faire dans un pays où les libertés publiques comptent encore et où la répression se plie à la proportionnalité. Un système vraiment coercitif, pouvant repérer et identifier ces petites ordures à l'air libre, les priverait de tout soin en plus de lourdes sanctions pénales...


Par grappes infectes, ils s'affranchissent de ce devoir vital, seul moyen pour que ne disjoncte pas le service de santé : saleté de barbecue entre voisins, déplorable promenade entre gigotants, exécrable promiscuité dans les rues...


Cibler et stigmatiser les aberrations comportementales : se jeter sur certaines denrées dans les commerces, voler de la solution hydro-alcoolique dans les hôpitaux, croire qu'en rejoignant sa maison de campagne s'ouvrent de conviviales grandes vacances... Liste béante à combattre.

Le médecin urgentiste Jean-Jacques Razafindranazy est décédé du coronavirus : premier soignant français victime de ce fléau attrapé dans l'exercice de ses fonctions. Que cela fasse réfléchir les réfractaires au confinement !



08 mars 2017

Fillon, doigts dans ses crottes !

Ce n’est plus une casserole qu’il va falloir faire résonner pour accueillir Fillon à sa juste mesure, mais une batterie de cuisine. Après la phobie administrative du non-regretté Thévenoud, le Canard nous fait découvrir l’amnésie déclarative d’un François empreint d’hypocrisie.
Toutes les primaires du monde ne peuvent occulter son abyssale perte de crédibilité. Il est temps pour lui de se faire soigner pour syndrome grave d’arrangement dérangé avec la réalité. Qu’il ait cinq cents, mille ou deux mille parrainages ne changera rien aux affaires foireuses qui remontent à la surface. Il n’a plus rien d’un présidentiable. Il a tout du forcené qui « ne se rendra pas ». Il ne reste plus qu’à espérer la détermination judiciaire pour le déloger de ses certitudes indignes.
Réunir cinquante mille personnes, soit 0,11% du corps électoral français, et prétendre qu’il s’agit de la vraie France, « La France des paysans, la France des cathédrales, des châteaux et des sans[-]culottes » – avec l’oubli révélateur du trait d’union sur son site officiel – c’est juste de l’escroquerie intellectuelle emballée dans trois couches de lyrisme rance. Pour détourner, une fois de plus, sa désormais anti-fondatrice formule : imagine-t-on le général de Gaulle se relégitimer avec le défilé de cinquante mille personnes ? Non ! Il en a eu vingt fois plus en 1968.
Fillon joue son dernier moment politique majeur, alors peu importe les révélations d’une presse évidemment aux ordres (de qui ?) et le déchaînement d’une justice partiale contre sa christique personne…
En 1995, Juppé se tenait droit dans ses bottes pour qu’aboutissent ses réformes ; en 2017, Fillon ne parvient même plus à rester droit dans ses crottes mouvantes. Une obstination qui voudrait se faire passer pour un parangon de la vertu victime du système… un comble pour celui qui en a vécu jusqu’à la lie depuis quarante ans !
Ses flagrants délits de volte-face, de contradictions et de maquillage de la réalité auraient dû sonner la fin de sa candidature… et le voilà qui ose prétendre œuvrer pour le bien du pays alors qu’il ne vise qu’à recharger à bloc son immunité. De parlementaire à président, elle obtiendrait une épaisseur mégatomique pour cinq ans. C’est au contraire le généreux système démocratique qui pourrait faire considérablement pour lui, le futur mis en examen qu’il ne faudra plus arrêter de scruter sous toutes les coutures, même s’il nous prive de le voir jugé comme un citoyen normal devant la justice du pays dont il brigue la première place.

N’ouvrons pas l’ère des François qui n’augure rien de bon : après un quinquennat de François l’éteint qui, selon Fillon, a géré le pays comme « un premier secrétaire du parti socialiste », renvoyons dans son château, et sans culotte, François l’atteint qui voudrait mener la France à la baguette à coups de férule traditionnaliste sur le bout des doigts, excepté les siens. L’examen de conscience du bientôt mis en examen n’a pas eu lieu, contrairement à ce qu’il a prétendu sur la place du Trocadéro : il est temps de le recaler définitivement.

03 octobre 2016

L'avis extrapolitique attendu

Après la publication d’un sondage où plus de soixante pour cent des citoyens interrogés réclament une retraite politique anticipée pour les deux derniers occupants de l’Elysée, je me prends à fantasmer un moment de grâce politique comme les professionnels du pouvoir ne nous en offrent que deux ou trois par siècle…


« Attendu que la situation critique du pays requiert un sursaut de lucide dignité ;
attendu que notre occupation successive des fonctions présidentielles n’a pu permettre de redresser ou de changer favorablement la France ;
attendu que le constat s’impose d’une incapacité à honorer les plus importantes de nos promesses électorales ;
attendu que notre mandat respectif s’est tiraillé entre stratégie politicienne en vue de l’échéance électorale suivante et gestion improvisée dans des contradictions néfastes pour le pays ;
attendu que de bling-bling en couac, de couac en tweet-tweet, nous n’avons pas su préserver la sacralité de la fonction ;
attendu que la place hypertrophiée accordée à la communication au détriment de l’engagement véritable n’a fait que décrédibiliser davantage l’exercice du pouvoir rendu gesticulatoire ;
attendu que la vitalité démocratique commande de ne pas s’acharner dans une dynamique purement opportuniste ;
attendu que nous devons tendre à l’exemplarité en reconnaissant nos erreurs et en affrontant de pesantes accusations ;
attendu que nos candidatures font courir le grave risque, par l’absentéisme accru d’électeurs écœurés, de la consolidation des extrêmes ;
attendu que sans notre présence les débats de la prochaine campagne s’en trouveront renouvelés et que le sens frais aura ainsi une chance d’émerger ;
attendu qu’un nouveau souffle de l’Union européenne ne peut se concevoir avec une France présidée par un déjà-vu ;
attendu que l’hypothèse d’un monde agité par le stratège Poutine et Trump l'imprévisible impose la régénération d’une forte voix française ;
attendu que notre vénération affichée, feinte ou réelle, pour l’intégrité gaullienne de l’occupation de la présidence de la République française exige qu’une fois, dans notre déjà long parcours politique, nous nous hissions à la hauteur de notre référence ;
attendu qu’est venu le temps d’une éthique de l’exercice du pouvoir tout entier dédié à l’intérêt général et non à la satisfaction de visées personnelles inavouables ;

Par ces motifs, nous, François Hollande et Nicolas Sarkozy, sains de corps et d’esprit, avons l’honneur de ne pas solliciter vos suffrages afin de ne pas obérer les chances pour notre pays chéri et pour l’Union espérée de viser au mieux un cap salvateur. »



Auraient-ils assez d’épaisseur humaine, de sens du sacrifice d’une carrière déjà suffisamment comblée, de perception assez aiguë de l’exaspération furieuse du pays pour oser ensemble ce choix, laissant ainsi, pour un court instant, la sphère médiatique sans voix et, pour un moment à prolonger, la France avec une perspective plus enthousiasmante ? Evidemment non… Si la vie extraterrestre apparaît de plus en plus probable, l’avis extrapolitique ci-dessus ne peut prétendre qu’au néant.

31 juillet 2016

Etat de droit pour terrorisme de travers

Les daechiottes ont déféqué sur notre saison estivale.
26 juillet 2016 : attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray
Le panorama des attentats commis en France depuis un an et demi édifie sur la visée globale et nihiliste des daechiures : la liberté d’expression, notamment contre toutes les religions, l’insouciance jouissive d’une vie festive, l’intégration exemplaire de la communauté juive, la sphère professionnelle de proximité, les lieux touristiques et nos racines religieuses. Liste ouverte malheureusement.
14 juillet 2016 : attentat à Nice
L’initiative des Niçois de couvrir d’ordures le lieu où le daechien s’est fait refroidir m’a ravi. Dès novembre 2015, j’avais illustré avec des photos de monceaux de poubelles ma dénonciation de l’embellissement visuel dont bénéficiaient les raclures de Daech via les chaînes d’information.
13 juin 2016 : attentat à Magnanville
Si nous sommes en guerre, comme le rabâchent les gouvernants, les actes doivent être à la hauteur de l’expression choisie. La tétanisation du pouvoir risque d’attiser la radicalisation des réactions collectives, voire des représailles à l’aveugle. Pasqua avait trouvé la formule adéquate, « terroriser les terroristes » : aujourd’hui il nous faut charcuter les daechiens de l’intérieur.
13 novembre 2015 : attentat à Saint-Denis
L’instinct de survie ne peut tolérer cette menace rampante qui pèse sur les actes anodins de nos existences. Certes, un ennemi doit se traiter dans le cadre de l’état de droit, mais celui-ci doit pouvoir s’adapter au contexte nouveau. Tout comme la Constitution possède son article 16, notre cadre juridique doit assouplir ses bornes sous peine de mettre en danger de mort ses citoyens. Il existe une hiérarchie des normes ; établissons une pyramide des libertés à la lueur sordide de notre vécu national récent : celle de vivre en sécurité vitale me semble la plus fondamentale, car d’elle dépendent toutes les autres. Que peut-on exprimer, posséder, revendiquer si le premier daechien assigné à résidence peut vous trancher la gorge et se repaître de votre cadavre ?
13 novembre 2015 : attentats à Paris
Et qu’on ne me serve pas le premier des truismes de l’époque : « le risque zéro n’existe pas » ! comme une façon, pour ceux en charge de notre sécurité, de se disculper préventivement des carences, gourdes, négligences fautives… On le sait bien que la perfection n’est pas de cette planète, mais à quoi sert de le rappeler ? Il vaudrait mieux clamer : nous tendons de toutes nos forces vers le risque nul et nous nous en donnons les moyens !
26 juin 2015 : attentat à Saint-Quentin-Fallavier
Surpopulation carcérale nous dit-on aussi. On fait bien des baraquements d’urgence pour les réfugiés. Que ne montre-t-on la même volonté à faire garder par l’armée (le temps de former le personnel nécessaire) tous les radicaux susceptibles de passer à l’acte ? Que le référé pénal soit établi pour tous les fichés S en lien avec cet intégrisme et que l’on purge ainsi notre territoire de cette gangrène daechienne
9 janvier 2015 : attentat à Paris
A force d’attendre le passage à l’acte pour que la justice puisse s’affirmer ou que le daechien soit éliminé après qu’il a commis ses assassinats, on désespère une population prête à se venger elle-même. En refusant de doper l’arsenal réactif ou en ne le faisant qu’à trop petits pas, l’Etat fait le lit d’une guerre civile larvée, par à-coups sanglants.

8 janvier 2015 : attentat à Montrouge
Il est encore temps… car tout ne va pas très bien, Monsieur le Président !
7 janvier 2015 : attentat à Paris contre Charlie Hebdo

14 novembre 2015

Ni complaisance, ni compromis !

La France vient de connaître son Big One terroriste avec une poussée bien sanguinaire de la Terreur. On se rapproche de l’intention micro-génocidaire avec cette volonté de supprimer un maximum de compatriotes pour leur appartenance au pays haï via une tuerie de masse et démultipliée.

Me reviennent comme une vague nauséeuse les déclarations frileuses, voire complaisantes qui se sont cumulées depuis les attentats contre Charlie Hebdo et qui, par une infecte sournoiserie idéologique, avançaient quelque explication à l’acte de vengeance des criminels intégristes : « parce que, vous comprenez, ils l’ont quand même un petit peu cherché en caricaturant le prophète ! » Révulsant aplatissement devant la pression terrorisante ou ambiguïté de la posture face aux crimes indéfendables ?

Comment peuvent-ils faire évoluer leur discours après la démonstration par les cadavres cumulés à l’aveugle que c’est bien notre mode de civilisation que ces terroristes assoiffés de sang veulent éradiquer ? Iraient-ils jusqu’à estimer, pour rester cohérents avec leur débecquetante position initiale, qu’ont un peu cherché ce qui leur arrive ceux qui ont pris le risque d’aller écouter du métal dans le contexte international actuel, d’aller profiter de la douceur d’un vendredi treize à la terrasse d’un café ou d’un restaurant alors que la menace planait, et même d’aller s’agiter au Stade de France quand on connaît le rejet total du sport-spectacle par les salafistes armés ? N’est-ce pas un peu provocateur tout ça ?

Si les adeptes de l’autocensure n’ont pas encore compris que c’est bien notre façon d’exister qui est l’objectif des kamikazes intégristes, des salafistes criminels, alors c’est qu’ils n’ont rien saisi (ou font mine de ne rien saisir) à la profondeur du gouffre qui nous sépare de ces barbares se revendiquant croyants.

Soit on prend nos libertés comme des fondements insécables, non hiérarchisables, soit on a déjà glissé dans le camp ennemi, telle une collaboration psychique mortifère. Des caricatures à la musique en passant par tout ce qui constitue nos acquis civilisationnels, c’est le Tout que nous devons aujourd’hui défendre, sans aucune concession aux ennemis de l’humanité.

10 janvier 2015

En marche, citoyens !

En marche, citoyens !
Charlie, nous soutenons !
Manifestons !
Nos stylos purs
Dessinent nos opinions !


A 45 ans, je prendrai part pour la première fois à une manifestation publique, plus adepte, jusqu'à présent, de l'indignation scripturale et individuelle.

Ces trois derniers jours, c'est notre forme même de vie, l'héritage premier de notre siècle des Lumières que ces terroristes illuminés ont voulu charcuter. Porter ces valeurs vitales et compter nos rangs pour incarner l'inaltérable liberté d'expression.

Hommage à toutes les victimes, pensée affective à leurs proches.


29 décembre 2014

Partis et repartis… comme en 14 !

Petit jeu littéraire : les personnalités et les sujets évoqués ne sont pas nommés directement dans le texte mais apparaissent à travers les premières lettres d’une suite de mots utilisés. Par exemple, Freud se distinguerait dans la phrase suivante : il faut dépasser toutes ces Frustrations Repérées En Un Divan. Retrouvez-les tous (une soixantaine) en ne tenant pas compte des accents. Petit coup de pouce initial : j’ai fait ressortir le premier nom glissé au fil des mots en signalant les lettres en rouge.
Pour illustrer la balade sémantique, je vous propose quelques clichés pris à la très réussie "Fête des Lumières" lyonnaise 2014.


L’année avait bien mal commencé, nous privant dès la fin janvier d’un styliste surtout pas planqué, toujours prêt au no man’s land littéraire. Sans conteste, cet anar vitriolait avec noblesse nos apathies.

Pour les toiles, le deuil s’est imposé en plein été avec la fin d’une rare oxygénation bravant ici notre week-end indolent ; là les interprétations aux merveilleuses sonorités. Un ton, une voix, une implication artistique : tout y était pour que l’on s’y attache.

La discrétion féminine trouvait son incarnation dans cette liane accomplissant une rencontre étrangement nitescente : Bogart apprivoisé, cette alchimie les liera. Il ne reste plus qu’à s’enfoncer dans son fauteuil pour se repasser sa séduisante présence.

Les ondes portent encore ses nocturnes conversations, l’aide précieuse de celle qui laissait la parole libre. Mères, épouses naviguaient ici en grand respect : écouter, guider ou initier restent essentiels à l’heure de l’étalage artificiel égocentré et des haines anonymes en réseaux.

Avant de sauter dans le vide, méditons un instant devant ce frontispice accueillant votre inépuisable époque révolue. Le Moyen Age avait la solidité des époques vivaces, notre âge très moyen lui s’hystérise, se fait peur et retombe comme un flan maladroitement renversé. La solution ? Voleter avec souplesse sans intégrer les irritants ultimatums. Celui-là c’était un vrai et tendre singulier.

Allez, je me risque aux gros mots : la France a perdu un dirigeant économique moustachu aux réussites grandioses, en rivalité internationale efficace. Une disparition qui a réjoui un crypto-député tout fier de sa grossière éructation radotant avec répugnance de fangeuses insanités : légèrement obtus cet hargneux emportement.

La voix de Radioscopie maîtrisait ses entretiens. Sa méthode, il aurait pu nous la confier : « J’affinais chaque question utile et savais comment harmonieusement ausculter nos contemporains enfin libérés. » Nous pouvons ainsi, sans appréhension, atteindre le jaillissement orageux et cataclysmique outrant ce kaiser es rock !



Le cimetière pour personnalités récemment disparues apparaît bien menu lorsqu’on parcourt la décharge des déviances pseudo politiques. Pour s’acclimater aux rances effluves, rien ne vaut le sourire crispé du détenteur d’un compte assurément helvétique : une zone à cacher jusque devant la représentation nationale… Ce sens obsessionnel de la dissimulation tranche avec la pratique brouillonne d’une ministre toujours en poste. Comment diagnostiquer un total amateurisme ? Une bourde invraisemblable raillée aussitôt jusque dans cette presse nostalgique du petit État tenu aux indignités nationales et qui laisse couler son miasme infect, nullement utile, tellement écœurant.

Progresser dans les allées défoncées du cloaque permet la découverte de pratiques peu reluisantes. Le vieux Serge, craignant pour son immunité  lors d’une première demande pour sanctionner ses tripatouillages électoraux, a dû adorer son Sénat arrangeant : une levée terrassée. La salauderie atteint le grotesque avec le conseiller de l’ombre qui s'acharne à berner une intimité servant son opération navrante. Enregistrez, enregistrez, cela nuira toujours à quelqu’un.

Si Sarkozy, traqué, aiguise ses imprécations, Hollande, largué, doit se séparer de maillons encombrants du cercle rapproché. D’abord, le bougre contaminé par un mal incurable : la phobie administrative qui interrompt brusquement une carrière prometteuse. Cette tartuferie hasardeuse étrille votre engagement nullement opportun : un désastre !
Et que penser de cet accusateur qui ulcère ; irrité, l’indésirable nervi outrage : « Mon odieux renvoi ? Épuration logique, laidement ethnique ». Le parallèle qu’il ose faire avec le génocide rwandais laisse songeur. On finit presque par s’habituer aux comportements improbables, notamment avec un autre cas, le jaspineur étourdi alimentant nos pires interprétations : encombrantes révélations ravageuses et jouant où une ypérite électorale tuera. Chacun reconnaîtra la dirigeante de parti incarné dans cette explosive recette : méfiance à répétition, intolérance nocive et lourds excès pour exciter nationalement.

Préserver sa santé exige de ne pas s’attarder dans ces marais infâmes mais avant, de s’éloigner, évoquons encore quelques cas hexagonaux à moucher. D’un côté, la maniaque opposition restant au niveau offensif ; de l’autre celle qui, dans la majorité, développe une philosophie politique imbuvable : « Mon archaïsme rejette toute idée neuve et alimente un blocage : restons- y ! ». Bonne chance à ses administrés… Quelques élus voient d’ailleurs en elle la solution pour remplacer le Premier ministre actuel, sauf qu’après l’époque des godillots, voici venu le temps d’une faiblarde rébellion où nos députés expérimentent un ridicule soufflet. Les charentaises ça peut se révolter, mais en douceur… Donner l’impression de s’insurger contre quoi, au fait ? Sans doute contre ce qu’ils perçoivent comme une horripilante orientation : le louvoiement approximatif nourrit des égarements. Pourtant, depuis quelques mois, la présidence privilégie une méthode accrocheuse nécessaire : un État liquéfié vaut assurément la ligne sévère laquelle, selon les chapelles idéologiques sollicitées, mène au capitalisme réaliste ou nocif.

Incertaine politique dans laquelle s’est perdu un ministre : il critique, houspille, ensevelit les selfies accumulés pour inesthétisme numérique. Malgré sa tronche de mérou mal péché, il n’a pas eu tort de stigmatiser cette singerie egocentrique laidement figée, imbécilement enjouée, surtout lorsqu’elle s’étale devant les lieux d’une prise d’otages… L’air des cohortes sociales n’est donc pas plus sain que celui de nos dirigeants. Pour s’en convaincre, jaugeons la fange commerciale et ses suspectes offres léchant des envies superfétatoires à l’image de cette innovation périodique hystérisant obscènement notre enthousiasme. Ce suivisme décervelé a pu inciter des cigarettiers à une pratique honteuse : infiltrer les initiatives parlementaires. Manœuvrer ou rétribuer royalement : implacable stratégie.

Une partie de la société s’est agitée autour d’une monomanie archaïque nous incommodant : familles prétendant opposer une raisonnable tradition ou union sectaire ? L’interrogation reste en suspens mais revitalise l’objectif de faire afficher chaque existence bien obéissante : ogresque kaléidoscope proche du glouton orientant ou gavant les explorations selon la pratique de l’internaute. Ni pire, ni mieux que la transmission éclectique laissant évidemment votre intelligence sélectionner : inspirant ou navrant. L’ambivalence structure plus que jamais notre fonctionnement social. Ainsi, un même banal objet peut, chez l’un, garantir une clandestine approche supposant quelque urgence épique, chez d’autres répondre à la question : comment atteindre sa quintessence ? Une évidence !



Cette forme ravissante aux nombreux coins enivrants ne peut tolérer les hordes innommables. D’abord et avant tout celles de l’entité terroriste aux tentaculaires intentions : ses légions arriérées massacrent, initient quelquefois un égorgement. Rien d’autre, en réalité, qu’un dépotoir aux excréments criminellement haineux. L’archétype des intégristes c’est le damné jobard, il hait automatiquement : des ignominies satanisent tout embrigadement. Ces nuisibles ne sont rien d’autre que de terrorisants assassins liant intégrisme barbare au nihilisme suffocant.

L’actualité internationale a charrié des scories géopolitiques qui pourraient bien faire disjoncter 2015. Au premier rang des dangereux incontrôlables, celui qui a pu occuper un territoire indépendant : nul empêchement à l’horizon. Ainsi a été scellé le sort d’un croupion russophone inspirant Moscou : éperonnement exprès.

Pas mieux à proposer quelques mers et langues de terre plus loin, et ce depuis tant de décennies que cela en devient presque constitutif du territoire disputé. Une confrontation obérant notre faiblarde lucidité, inhibant toute initiative salutaire : roquettes accumulées et lourdes opérations pourrissent allègrement les échanges sains ; terre initiale noyée invariablement, enfer nourri. Alors que faire ? Se croiser les bras et attendre, aller voir outre Atlantique ? Pas sûr que la fracassante exécution raciste générant un soulèvement odieusement nettoyé apaise le désespoir.



Une seule solution, très provisoire, très fragile : revenir au festif intimiste et imaginer l’inconcevable tablée de la très prochaine Saint-Sylvestre :

- le dessinateur doté d’une prodigieuse liberté arrondissant notre terrible univers ;

- la comédienne charismatique, telle une ondine radieuse nous entraînant loin, laissant au monde une trace incandescente ;

- l’acteur magistral qui sait tout autant jouer et apprivoiser, nutritives résolutions où chaque hardiesse enthousiasme forcément : osons rêver tranquillement ;

- la chanteuse au timbre envoûtant, à faire revenir d’urgence parmi nous car elle libérait les airs : fertiles improvisations, tonique zique galvanisant et rythmant aussi la délicatesse ;

- le philosophe lumineux aux théories ontologiquement nécessaires ;

- l'admirable femme politique qui, par son intégrité ministérielle, ouvrit nos esprits : valeureuse européenne impliquée loyalement ;

- l’écrivain aux ragoûtantes aventures braisées et liées aux ivresses supercoquelicantieuses ;

- la journaliste exemplaire, portée par une activité novatrice nous éclairant sur internet : nulle complaisance liée aux informations rassemblées ;

- le Résistant qui incarne l’âge d’homme et nous rappelle que ces actions valeureuses atteignent idéalement le louable engagement solitaire ;

- le poète à l’art révulsé, tourbillons accrochant une démence ;

- le peintre qui, par son approche labyrinthique, vous arrache d’oblongues réminiscences déjantées attisant les interdits ;

- l’auteur-compositeur interprète aux rimes salutaires : belle rossée aux salauds, saines envolées non sectaires ;

- le scientifique avec son dépaysant espace inclinant notre sinueux temps : éclairage intelligemment nuancé ;

- l’animateur déjanté aux boutades acérées flinguant force interlocuteurs estomaqués ;

- enfin, le réalisateur attachant qui suscite les louanges à un tonton novateur et ragaillardissant.



Bon d’accord, j’ai perdu de vue la parité, mais ces quinze invités d’exception parviendront peut-être à transfigurer l’année à venir, loin de tous ces manipulateurs insidieux, calomniant beaucoup en restant très habiles.


Belle année 2015, espérons…