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08 mars 2017

Fillon, doigts dans ses crottes !

Ce n’est plus une casserole qu’il va falloir faire résonner pour accueillir Fillon à sa juste mesure, mais une batterie de cuisine. Après la phobie administrative du non-regretté Thévenoud, le Canard nous fait découvrir l’amnésie déclarative d’un François empreint d’hypocrisie.
Toutes les primaires du monde ne peuvent occulter son abyssale perte de crédibilité. Il est temps pour lui de se faire soigner pour syndrome grave d’arrangement dérangé avec la réalité. Qu’il ait cinq cents, mille ou deux mille parrainages ne changera rien aux affaires foireuses qui remontent à la surface. Il n’a plus rien d’un présidentiable. Il a tout du forcené qui « ne se rendra pas ». Il ne reste plus qu’à espérer la détermination judiciaire pour le déloger de ses certitudes indignes.
Réunir cinquante mille personnes, soit 0,11% du corps électoral français, et prétendre qu’il s’agit de la vraie France, « La France des paysans, la France des cathédrales, des châteaux et des sans[-]culottes » – avec l’oubli révélateur du trait d’union sur son site officiel – c’est juste de l’escroquerie intellectuelle emballée dans trois couches de lyrisme rance. Pour détourner, une fois de plus, sa désormais anti-fondatrice formule : imagine-t-on le général de Gaulle se relégitimer avec le défilé de cinquante mille personnes ? Non ! Il en a eu vingt fois plus en 1968.
Fillon joue son dernier moment politique majeur, alors peu importe les révélations d’une presse évidemment aux ordres (de qui ?) et le déchaînement d’une justice partiale contre sa christique personne…
En 1995, Juppé se tenait droit dans ses bottes pour qu’aboutissent ses réformes ; en 2017, Fillon ne parvient même plus à rester droit dans ses crottes mouvantes. Une obstination qui voudrait se faire passer pour un parangon de la vertu victime du système… un comble pour celui qui en a vécu jusqu’à la lie depuis quarante ans !
Ses flagrants délits de volte-face, de contradictions et de maquillage de la réalité auraient dû sonner la fin de sa candidature… et le voilà qui ose prétendre œuvrer pour le bien du pays alors qu’il ne vise qu’à recharger à bloc son immunité. De parlementaire à président, elle obtiendrait une épaisseur mégatomique pour cinq ans. C’est au contraire le généreux système démocratique qui pourrait faire considérablement pour lui, le futur mis en examen qu’il ne faudra plus arrêter de scruter sous toutes les coutures, même s’il nous prive de le voir jugé comme un citoyen normal devant la justice du pays dont il brigue la première place.

N’ouvrons pas l’ère des François qui n’augure rien de bon : après un quinquennat de François l’éteint qui, selon Fillon, a géré le pays comme « un premier secrétaire du parti socialiste », renvoyons dans son château, et sans culotte, François l’atteint qui voudrait mener la France à la baguette à coups de férule traditionnaliste sur le bout des doigts, excepté les siens. L’examen de conscience du bientôt mis en examen n’a pas eu lieu, contrairement à ce qu’il a prétendu sur la place du Trocadéro : il est temps de le recaler définitivement.

10 novembre 2010

Pandémonium... pour rire

Nos Présidents
Général ayant connu des débuts difficiles, notamment par une difficulté à se faire entendre des Français : quatre terribles années pour son Appel et douze ans pour son discours de Bayeux. Lui, au contraire, a parfaitement compris les démons de son peuple : une épuration, mais pas trop longtemps, une décolonisation, mais pas trop vite, la chienlit, non ! Le gaulliste demeure encore aujourd’hui le déguisement préféré de nos politiques.

Sa prescience des facteurs qui devaient compter l’a poussé à déclarer, en pleine période des Trente Glorieuses, que l’emploi serait à considérer comme un problème permanent, non traitable définitivement, mais que l’on devrait accompagner pour en atténuer les conséquences.
Lors de son dernier Conseil des ministres, le visage gonflé par son traitement, il confie à l’assemblée qu’il « souffre comme un damné ». Le contraste entre les responsabilités considérables assumées et le tiraillement constant de souffrances atroces qui vous incitent à l’abandon de poste, mérite le respect posthume de l’homme d’État.

Ci-gît une présidence au d’Estaing contradictoire : des intentions modernistes, un phrasé IIIe République, un physique d’Ancien Régime.

Mitterrand (François)
L'homme a su satisfaire jusqu'au tréfonds son ambition politique, s’accordant un septennat bis en assumant les contradictions de cette longévité présidentielle. Pour résister aux coups de boutoir quotidiens, aux tentatives de sabordage de son système, aux dénonciations en rafale des noirceurs de son labyrinthique passé, il a su intégrer les propriétés de la toile cirée. L’esprit agile, le caractère déterminé, il s’est imperméabilisé : et s'écoulent les éclaboussures...

Chirac (Jacques)
Autruche présidentielle. Bien caché dans son sable élyséen, il n’a toléré aucun affront, aucune remise en cause de sa superbe avec ses gourdes, ses ratages et ses écarts lexicaux.
Sa plus belle trouvaille institutionnelle, après la dissolution de sa majorité parlementaire en 1997 : la promulgation fantôme du CPE ! Mitterrand déblatérait sur Le Coup d’État permanent du chef historique de la France libre ; la première décennie du siècle se sera avachie dans les à-coups du fat déprimant.

A quarante  ou soixante ans de distance, que subsistera-t-il de la trajectoire du Sarkozy courant ? Quelques griffonnages insipides sur le menu du Fouquet’s ? Les abondances médiatiques du « court Sarko show » démultipliant annonces et explications, initiatives et déplacements pour occuper puis embrumer les esprits ?
Paradoxe : les mêmes qui se sont ingéniés, depuis quarante ans, à désacraliser la fonction présidentielle se courroucent aujourd’hui d’avoir un chef d’Etat aux écarts de buvette. Les Américains ont eu leur Bush, innommable vulgarité politique pour les condescendants Français qui ont porté au pouvoir celui dont ils connaissaient sans ombre le Cirque d’Etat permanent. Toujours insatisfait, toujours à s’en prendre à ceux qui ont la charge de gouverner ce pays, le peuple de France maintient son ancestral penchant à brûler ses idoles, même lorsqu’elles lui ressemblent jusqu’au bout des mots.

Quelques Premiers ministres
Debré (Michel)
Mitterrand, lorsqu'il assumait les fonctions de ministre de l'intérieur, avait rassemblé suffisamment d'éléments pour décapiter le père de l'E.N.A., futur artisan de la Constitution de la Vème République. Pas un mince gibier donc. Debré, mis au parfum, vint pleurnicher dans le bureau du ministre, le suppliant de ne pas révéler l'affaire.
Quelques années plus tard ce même Debré, le vent en poupe, décide d'achever politiquement le Mitterrand en phase descendante. Il charge son ami Pesquet d'amener le futur Président à la bonne idée d'un faux attentat qui pourrait le remettre à l'avant-scène médiatique. « Il faudrait faire en sorte que l'idée vienne de lui » comme dans le film L'aile ou la cuisse de Zidi. Le parlementaire remplit sa mission d'approche et de suggestion. La révélation de la supercherie ne tardera pas, évidemment.

Fabius (Laurent)
Scandale autour du Centre national de Transfusion sanguine qui aurait, en 1985, injecté du sang contaminé par le virus du sida à des hémophiles, alors que des techniques existaient pour stériliser le sang. Les inculpations défilent et Fabius saponifie un max. Le voilà qui revendique le droit à la dignité et qui défend son honneur. Le fœtus du monde politique nourrit ses convictions de poncifs douceâtres et de colères avec petits poings en avant.
Dieu Tout-Puissant, si tu existes un tant soit peu, fais que le Fafa ne pose jamais son derrière sur le trône élyséen. Fanfan le vieux nous aura suffi. (1991)

Le piquant Rocard n’a pas pu décoller de l'oubliette, en tête de proue sur la liste chiassocialiste et en prétendant élyséen. Son Little Big-bang vient de lui péter à la gueule, ce qui doit réjouir Fanfan Mité. Recalé, Rocard laisse les intellectualisations au ronronnant Delors. (1994)

Mitterrand son quatre heures et sa Cresson toujours vivants, aux dernières nouvelles. (Novembre 1991)

Quand j'appris la nouvelle de son suicide, je roucoulais avec ma douce Kate dans le Grand Hôtel de Cabourg où nous avions décidé de passer un week-end prolongé. A nuitée, découvrant en voiture les beautés alentour, je gardais au fond de la gorge un étrange relent de dégoût pour la clique médiatique, qui enterrait hier et désormais encense le feu Premier Ministre.
Pour l'homme, sensible jusqu'à la moelle, je ruminais l'impression confuse d'un magistral gâchis. Ce petit homme, si anodin à première vue, cachait probablement une loyauté trempée qui, au-delà d'une compétence sans cesse améliorée par sa remise en cause quotidienne, alliait sa survie au sens de l'honneur. Je reste profondément ému de cette intime tragédie.

Balladur (Édouard)
Il n'a pas résisté aux gueulantes des jeunes agités. Les démocrasses ne peuvent plus rien faire à la tête d'un régime mou. Incapable de mater les vandales et les voyous déterminés au destroy de ce qui est à leur portée, incapable d'imposer ses vues à une jeunesse en quête d'un avenir sécurisant, ce gouvernement liquéfié va barboter jusqu'aux élections présidentielles, ne se risquant pas aux grands coups de latte dans le fondement dont a besoin notre société. (1994)

Juppé (Alain)
Il choisit de lancer de profondes réformes pour assainir les comptes du pays, mais sa méthode, pour faire passer ces nouveaux efforts, se révèle désastreuse et autorise tous les à-peu-près des grévistes.
La réaction gouvernementale pouvait se résoudre à une alternative simple : négocier immédiatement ou réprimer efficacement. Faire l'autruche est la pire des attitudes. Jouer le pourrissement en donnant l'impression d'une fermeté accommodante, c'est risquer la réaction violente des gesticulateurs.
Au bout du compte, Juppé en viendra à négocier plus ou moins profondément son plan, et le pays aura perdu quelques semaines, quelques milliers d'entreprises contraintes au dépôt de bilan et sa crédibilité sur la scène internationale. (10 décembre 1995)

Jospin (Lionel)
Le miraculé Jospin, que le pouvoir a transfiguré au point de lui redonner une bouille regardable, sans yeux globuleux et bouffissures inquiétantes, est passé chez Big Média d’Arvor, les gonades étatiques bien gonflées pour lustrer sa pilule et distribuer les baisses fiscales à tous vents. Peu enclin à le critiquer, je peux l’avouer. (2000)

Raffarin (Jean-Pierre)
Face aux braillards inconséquents de la rue, un certain panache du Raffarin. Passé chez notre institution journalistique, l’inaltérable Poivre d’Arvor, le Premier ministre a communiqué très limpidement, sans pathos excessif, sans technocratisme rébarbatif, mais en remettant les réformes vitales proposées en perspective : une réforme des retraites, étalée sur dix-sept ans, ne peut s’assimiler à un coup de massue ou de poignard comme le beuglent les fonctionnaires grévistes. A ne revendiquer que pour la sauvegarde de leurs illégitimes privilèges et faire accroire qu’ils se battent aussi pour le secteur privé, les employés à vie confirment la pesanteur pachydermique du système public. Le corps enseignant du public abonde dans cette sale manie de rejeter tout changement au nom d’un ensemble disparate dont le socle commun fantasme dans des interprétations abusives des intentions du gouvernement. Les mises au point ont donc été faites, ce qui ne calmera pas les excités sociaux. (Mai 2003)

De Villepin (Dominique)
Dans La tragédie du président de Franz-Olivier Giesbert, il apparaît comme le plus imbu de lui-même, et son discours off comme le plus en décalage avec sa tartine démagogique officielle. Habitude langagière révélatrice du personnage : tout ramener au fait « d’en avoir ou pas… » dans le pantalon. Le critère des gonades semble être l’alpha et l’oméga de son sens critique. Des couilles plein la bouche, il en sert à ses interlocuteurs en coulisse, certain d’être lui-même doté des plus impressionnants spécimens…
Le désastre du CPE, cette piteuse retraite en rase campagne, a révélé la texture et le contenu des testicules du Premier ministre tout juste calibrés pour jouer aux billes. Exit le mauvais poète des roubignolles !

Fillon (François)
 Fillon, nous et l’autre, l’agité en sursis qui accapare l’impopularité traditionnelle du Premier ministre français. Fions-nous au premier, négligeons le second, il reste tellement de choses à réformer… Courage, Fillon !



Quelques figures politiques
Cohn-Bendit  & Marchais
Dany a conservé intacte sa réactivité. Dans le Droit d’inventaire : Mai 68, il n’hésite pas à gratifier d’« ordure » feu Georges Marchais qui l’avait stigmatisé dans une chronique parue dans L’Humanité et empreinte d’antisémitisme en filigrane. (2008)

Delors (Jacques)
Jacques philosophal qui transmue en technocratisme tout ce qu'il envisage. (Juin 1994)

De Villiers (Philippe)
Echevelé Vendéen en bonnet phrygien qui, il y a quelques décennies, s’était secoué le complet-veston sur les grilles de l'Assemblée nationale. Cheveux en bataille, tour du menton hirsute, il vivait là sa petite poussée révolutionnaire.

Hollande (François)
« Omniprésident » ironise-t-il à propos du locataire de l’Elysée. Hollande jubile de sa trouvaille, oubliant un court instant le champ de ruines qu’il secrétarise comme charcutier en chef de la farce socialiste, Sert-à-rien général du parti des sots en lice pour… 2012. (2007)

Après le renvoi en Algérie de l’imam de Vénissieux qui a défendu, dans Lyon Mag, la légitimité religieuse de battre une femme qui trompe son mari, une seule voix politique s’insurge contre cette mesure de délit d’opinion : celle de Le Pen ! L’extrême droite en sympathie avec les islamistes, voilà qui laisse songeur sur la notion d’opportunisme… Des barbus ben ladénistes invitent, pour des conférences, des sympathisants nationalistes et chrétiens : cela ressemble à un rapprochement de circonstance où l’hypocrisie des rapports prédomine. (2004)

Royal & Bayrou
La crispante Royal n’a vraiment plus le vent en poupe, même si sa méthode Coué fonctionne toujours à merveille. Le rapprochement d’avec Bayrou semble de plus en plus naturel tant leur stratégie de conquête du pouvoir s’identifie par le culte d’une marche solitaire avec leurs soutiens militants en bandoulière, et par l’exaspération des plus proches compagnons d’armes qui finissent par se détourner de ces fantasques politiques égocentrés.
Qu’on les rapproche pour qu’ils s'entre-dévorent. Après La princesse et le président du déclinant V.G.E. qui s’autorise une dernière gâterie littéraire, nous aurions droit à La Royal et le président… du Modem, plus une romance à l’eau de rose, mais une pitance à l’eau de boudin… (2009)


24 août 2007

Le talon de Big Sarko

L’abondance humaine à nouveau dans les artères, veines et capillaires lyonnais.

La présidence a repris (si elle l’avait jamais délaissé…) son rythme
 médiatique frénétique. Une flopée de réunions par-ci pour afficher la réactivité dans l’action, un enterrement par là pour la teinte d’humanité et d’émotion transpirante, quelques déclarations fracassantes, enfin, pour ne perdre ni la main, ni la parole.

Rendre compte de chaque battement de cil de l’«hyperprésident», pour reprendre le néologisme du Sert-à-rien général du PS, est devenu la spécialité de Big Média. Le Big Brother d’Orwell a donc tourné tous les feux de la rampe vers lui, au risque d’une saturation.

Pourtant, Big Sarkozy satisfait encore plus de 60 % de Français et cette base ne s’étiolera pas facilement pour l’analyste Pierre Giacometti : pas du soutien de dernière heure qui s’évapore au premier coup dur politique, à la première grogne sociale.
Son talon compensé d’Achille ne doit pourtant pas être minoré : la surmédiatisation en fait la première cible pour une opposition qui se cherche encore.

Même l‘agité fringuant Chirac, en 1995, savait se ménager des retraits et laisser son Juppé de Premier ministre assumer le charbon de la politique gouvernementale. Ici, dans cette neuvième mandature présidentielle, l’Elysée préserve de fait Matignon qui accomplit dans la discrétion les projets claironnés avant le six mai.

Comment juger, alors, le traitement médiatique des actions et prises de position du nouveau président ? Sans aller jusqu’à la complaisance, peut-on évoquer une prédisposition favorable du corps majeur de Big Média qui ne laisse émerger que de rares appendices hérissés contre ce réflexe pavlovien ?

L’esprit féru de liens, de parallèles à établir, pourrait tenter de lancer
 une passerelle vers les années Balladur, 1993-1995, alors puissant Premier ministre cohabitationniste, soutenu par l’ambitieux Nicolas Sarkozy, qui s’accordait une lune de miel prolongée avec les journalistes, au point de croire (grâce aussi au fortifiant sondagier, convenons-en) à son destin présidentiel. Le diapason peuple-média ne résistera pas à l’échéance électorale, l’Edouard majestueux, gélifié dans ses convenances désuètes, ne collant plus à l’aspiration populaire d’un renouveau dynamique au revigorant goût de pomme verte.

Big Sarkozy a donc surpassé son maître d’alors, Sage de Matignon, en offrant son activisme à cette caisse de résonance jusqu’à présent bienveillante et en phase avec l’attente majoritaire.

L’onde néfaste, marquant le retournement de l’opinion, devrait se renforcer si le dynamisme déployé est en décalage avec les résultats ou le sentiment de résultats obtenus. Un agacement se propagera chez le peuple amnésique, friand de têtes de Turc déresponsabilisantes, et Big Média emboîtera le pas face à l’incontournable vague désapprobatrice. A moins qu’un scandale, une affaire impliquant l’Elysée ne ragaillardisse le microcosme médiatique enclin à brûler ses idoles.

La France anti Big Sarko tiendra alors sa revanche, se cherchant pourtant toujours un leader naturel crédible.

Scénette ordinaire de la vie politique française qui masque les pôles réels d’influence sur la conjoncture nationale, sujet ô combien moins sexy que le bourrelet du chef d’Etat effacé en exclusivité pour Paris Match...

Cet article est également paru sur Agoravox

11 avril 2006

Un panache... de vile fin



En tas fumant le panache du Premier ministre. Avoir cédé à la montée en puissance moutonnière d’une minorité agissante, sans en tirer effectivement les conséquences personnelles, confirme sa filiation politique : aux antipodes de l’esprit gaulliste et bien ancrée dans la pratique chiraquienne du pouvoir. Les manettes de l’exécutif aux pinces de crustacés indélogeables, mais sans détermination réelle et à la logique gestionnaire bien fluctuante.
Facile, sans doute, d’achever ce diplomate « saponifiant » à terre, mais à la différence des charognards du pavé et de quelques feuilles, je soutenais son projet. C’est l’abandon de sa ligne, après une promulgation fantoche (pour l’article huit seulement, mais capitalement !) qui navre et désespère de ce pays.
Dans sa méthode Coué déclinée devant un Poivre d’Arvor presque compatissant, il a terminé sur une piste de réforme des universités. Une façon d’afficher qu’il persiste dans sa lancée, mais une idée suicidaire qu’il devrait se garder de mettre en œuvre. Les Devaquet, Juppé, Ferry, Fillon and Cie ont connu à leurs dépens les charnières minées des terrains de l’enseignement et de la jeunesse.
Qu’il demeure accroché à son rocher Matignon sans vagues faire, en espérant que la dextérité de la population à oublier lui redonne un peu du panache passé.
Quant au pays, il est entre les mains de syndicats statistiquement non représentatifs, de quelques cohortes bruyantes et représentatives que d’elles-mêmes – soit moins de 5% des Français, en retenant les chiffres les plus optimistes – le tout sous le regard gourmand d’une opposition qui se dispense ainsi de tout programme de rechange, profitant de facto du chaos puis de l’enlisement national. Bravo les artistes ! Tristes pitres…