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18 février 2025

TRUMPOUTINE

Voilà l'acronyme qui nous fait entrer dans une nouvelle ère géopolitique. Tandem Repoussant : Ukraine Massacrée, Pulvérisée Otan ; Une Terreur Invasive, Notamment Européenne.

Enfin ! l'UE doit embrasser sa maturité politico-militaire. Face à la loufoque chimère Trumpoutine, les dirigeants d'Europe doivent sauter le pas pour montrer au reste de la planète autre chose qu'un mou bide plein de soupe. Traiter le Trumpoutine aussi bas que merde puisqu'il ne comprend que la force bréneuse. Plus de politique avec l'enflure : le clouer au pilori et piétiner son informe carcasse.

Pas besoin de docteur Frankenstein, le monstre Trumpoutine s'autogénère et n'a aucun scrupule à exalter le pire de la nature humaine, au point de douter de la moindre filiation de la repoussante créature avec ce qui nous sert d'humanité.



01 janvier 2017

M'en allant promener...

Pour cette promenade, se sont glissés divers acrostweets à dénicher. Les solutions se découvrent en cliquant sur les mots signalés par leur couleur différente. 


Trombacrostweet 2016 - première partie

Alors que je m’essaye à des intonations totalement habitées pour interpréter avec fougue l’air éternel, le chemin régional s’élargit d’un coup de baguette administrative. On devrait s’y sentir plus à l’aise… on devrait, mouaip ! Du champ pour le premier fracas de l’année, le départ de celle qui voulait tenir autrement une bouillonnante insécurité : risques augmentés de dysfonctionnement par ce laxisme prétendument humaniste. Avec cet abandon de poste, l’occasion de voir s’agiter tous ces petits personnages au rond de cuir respectif plus ou moins couvrant pour leur fondement.
Au premier virage, le début des emmerdes : ça braille sur l’enrobé, ça capitule sur le bas-côté alors que Dylan et Laurette pétillent en chansons humées. Je m’arrête un instant pour faire l’accolade au bonhomme à la gouaille affective liée au bien rire unificateur. On trinque et hop ! je repars sur cette voie mal éclairée, me tapant bientôt les enragés d’une déraisonnable invention ensorcelant unilatéralement. Son représentant est là aussi, bien embarrassé devant tant d’excitation mortifère. Il confie à qui veut l’écouter : «Mes adeptes haineux occultent mon expérience tolérante… ». C’est bien là le nœud gordien de l’affaire : un avilissement liberticide lubrifiant aux hurlements outranciers une addictive kalachnikov badigeonnée au religieux. J’accélère le mouvement des jambes pour sauver mon cou du tranchant des armes rouge liquide.
Je fuis vers celui qui me fait un geste amical : lui n’a que des détonations artistiques vêtues incroyablement de brillances où Warhol inspire expressément. Je lui réponds en rythme, sur le même morceau salvateur. Du cœur et de la conviction, il va m’en falloir pour tenir tête au petit hargneux qui jaillit du buisson avec ses thèses prémâchées en bandoulières. Je reconnais le profil et son processus : crédule ou négationniste, son petit intellect, rissolé aux tartignolles inventions, obstrue nuisiblement notre intègre savoir tant explicité mais en vain rabâché. Je ne vais pas m’échiner à le ramener sur le bon chemin. Ma route est encore longue, les embûches et rencontres sans doute encore nombreuses. Atla ! atla !
Qui est ce monsieur tout sec qui tient, sans pouvoir vraiment le cacher, un gros cahier noir ? Il est temps de lui faire cracher cet hitlérisme enfoui irrigant des essentialités glosées : graves enlacements rédhibitoires pour ce faux sage. Je me détourne, bien déçu de la découverte, et change de focale pour distinguer en contreplongée des empreintes tournées toujours où rayonnent encore suffisamment ces ouvertures libérant ardemment nos aspirations. Baume au cœur du créatif qui permet d’affronter les ennemis de la fréquence intellectuelle : krach intégrationniste et laxiste kermesse raillée alimentent un tremblement d’indignation.
Se reprendre et poursuivre, vaille que vaille, le baluchon en vrac et les godasses qui bâillent… Ecouter ce convaincant orateur humanisant notre – branlante – Europe nonobstant d’inquiétants tiraillements. Noble engagement sur ce sentier de plus en plus décrié. Tenir bon face aux entrepreneurs de démolition. J’attrape la glaise de cet absolu royaume trop hérissé. Un rêve rimé insolemment me brise : abyme ultrasensible dépeint est à deux pieds de m’ensevelir. Je songe alors à ces barbants rosbifs exigeant Xième infecte transaction pour rester solidaires. Ils veulent quitter le tracé commun. Soit, mais ce sera sans retour possible. Essayer de ne pas mourir à nouveau du triptyque apocalyptique - viscéral enfer, rage déchiquetée, ultime noirceur - c’est tout ce que souhaitent les Européens de bonne volonté. Pour cela, un modèle : bibliothèque enchantée reliant tout ouvrage, exaltant chaque opportunité. Lire sous ce chêne aux bruissements apaisants : voilà la pause régénérante qu’il me faut avant d’aller dire ses vingt-sept vérités à ce dangereux Anglais venant infliger des coups au moteur européen : référendum obscène napalmisera le suant mal arrimé.
De l’autre côté du pont sans Manche, je dois subir les blagues de troufion du sinistre amuseur : ce yéti rigolard infecte la hutte audiovisuelle, nasse où un naze abêtit la masse hypnotisée par de péteuses existences obsédées par l’exhibition. Je peux enfin m’extraire grâce à une saoulerie affective intriquant nos trajectoires accidentées, mais oxygénant une ruralité.
Le vagabondage s’étoffe de visions improbables, telle celle près des fourrés : pénétration religieuse et tentations refoulées entretenues. Allez ! pour compléter la fresque, amène ta pitoyable hypocrisie intégrant les immondes prêtres pédocriminels ; ennuyeux barouf aux révélations bigrement accusatoires : réputation indubitablement niquée. Bouchez l’encens ! Du spirituel à l’économie, les perditions se répondent. Ainsi, pour Areva : notre nullité entrepreneuriale laisse agonisante une vaillante entreprise ruinée grièvement en opérations nucléaires. Agitez le goupillon…
J’avance pour la forme, déjà nauséeux, mais le pire m’attend avec cette fosse à purin en extension : au fond gigote l’immonde. Ce salopard aux lâches attentats heureusement arrêté, bien difficilement extradé, sentira les assises méthodiques de l’hexagone. Lui et d’autres, pas plus ragoûtants, viennent d’une matrice opérationnelle livrant en nombre barbares enragés et kamikazes prêts à se faire exploser. Je passe la nuit un peu plus loin, pour me chuchoter quelques songes.
Au matin, le signe d’une journée ensoleillée avec nos plats intensément enchanteurs : rire résolument en cuisinant ou foudroyer force enfumeurs tel ce théoricien aux ramifications intégristes qui radote, avec moult archaïsmes, des aberrations nauséabondes. Je le laisse, après l’avoir entarté, à sa pseudo docte conférence. Après le trou d’hier, je tombe nez à tas avec un monceau de pourritures argentées niant avoir magouillé : affairisme politique avec prévaricateurs en ribambelle salaude. Comment sortir de cet avilissement généralisé ? Certainement pas avec ce que propose le rassemblement improvisé dans les sous-bois. J’écoute leurs discours, j’observe leurs attitudes. Déception : la nébuleuse utopie, incertainement travaillée, déguisée en bond offensif : un théâtralisme impossible à mettre en œuvre. Tout près de cette bavarde réunion, un déjanté des villes se défoule : le caractériel arriéré saccageant son environnement urbain rageusement me laisse perplexe. Quel message à déceler ? Je devrais lui conseiller les incontinents nuages occupant nos divers aménagements terrestres immergés ou nettement saccagés : de l’humain à la nature, une vraie convergence dévastatrice.
Pour prendre le large et viser la prochaine clairière, rien ne vaut la musique du lutin génial : pop rock, intuitivement noués, copulent enfin. Cet univers de notes tranche avec le hérissement épique orchestré : honnir les assourdissants geignards aux uppercuts contre Hollande enlisé. Ça renifle le regroupement factice en cours de liquéfaction. Je m’amuse de leur parade faussée, mais regrette la laxative opposition interdisant toute réforme ambitieuse : vase aux insignifiances législatives contre lesquelles s’insurgent pourtant les frileux manifestants qui piétinent. Dans un recoin ombragé se démènent deux négociateurs pour trouver une issue à leur projet dont l’annexe, en forme de devise, n’est possible que pour l’une des parties au contrat : truander autrui favorise tes affaires précise l’addendum. Quel progressiste programme !
La marche au cœur réformateur oxygène nettement et, comme chaque fois depuis le début du cheminement, la purge sera mélodique. En l’espèce, une bien plus belle affaire : harponne une boule en rimes, ta musique orbitera, unissant nos inventives envolées rythmées. Bonheur transcendant que je peux associer aux images projetées sur une toile tendue qui parviennent à nous surprendre toujours en visant extraordinairement nos significatives peurs immergées et les balades extraterrestres rêvées génialement. Chapeau, les artistes…
Tout éprouvant que soient certains passages du chemin choisi, cela à l’avantage de ne pas sombrer dans l’artifice suprême d’un autre lieu visité naguère et pour lequel un bilan sévère s’impose : frime et stras transpirent ici, vérolant ainsi les déambulations empruntées. Croisette aux narcisses nantis et superficiels symbolise l’endroit.
Je cumule les kilomètres et les sombres personnages s’ajoutent. Ainsi, je ne peux adhérer à la conception du pouvoir de ce moustachu impassible qui, en religieux dirigiste opprime gravement : assombrissement national qui perdure suite à ses choix impardonnables. Derrière lui, des plaintes sourdes émergent du sol fraichement retourné…
En face, sur la berge démocratique, l’antre social se porte bien. Les emmerdeurs s’y nichent, déclarant inacceptable chaque avancée : tas contestataire gueulant toujours et encore. Ça lasse… d’autant que parmi eux se dresse le meneur, petit hargneux incitant les interminables protestations pour exister, moustachu arriviste rejetant tout initiative novatrice : extrémiste zinzin, pour résumer le furieux. On est là très loin de la jaillissante communication déroulée en couleur aux urbanismes xérographiques. On est tout juste dans le meuglement ressassé…
Après un temps de marche apaisante, une descente me fait passer à côté de quelque chose sans y prêter attention. Quelques mètres après, je m’arrête, pris d’un doute, me tourne vers cette forme et comprends à quoi j’ai affaire : un gars immobile, entièrement nu, peint en vert fougère, tente de se faire oublier. C’est bien lui, le député écUlogique nous infligeant sa bistouquette avec un prélude imposé négativement. Une sorte de DSKéquette inassumé. Je lui souhaite de ne pas croiser celui qui s’est forgé la réputation de mettre out : harangues athlétiques massivement engagées, dénonçant aussi les injustices et qui pulvériseraient le vert nabot.
Pas de quiétude pour aujourd’hui. Le son massif d’une foule bien identifiée me parvient, manifestation d’un engouement un rien outré : dopage encouragé, fric obscène où taper baballe attise la liesse, voilà ce qui perturbe mon parcours. Fréquemment dans leurs rangs, des hordes opérant ostensiblement : leur instinct guerroyant avilit notre société. De toutes parts, de quoi se dégoûter du monde. Ces déchaînements ludico-nationalistes rendent impuissante la juste orientation combattant odieuse xénophobie et qui expire, poignardée au cœur de l’Europe. Cela ne semble pas perturber la course qui se prépare deux mètres devant moi. Huit concurrents derrière la corde vont chacun verser dans la pesante rivalité individualiste menant aux indigestes racolages électoraux. Sans maître à aduler, l’épreuve devrait les départager.
D’un coup, les étoiles en rond tremblent et une portion conséquente au nord-ouest se détache et me flanque une gerbe référendaire au nocif divorce européen. Brutal rejet en travestissant assez grossièrement notre ensemble, c’est ce qui me vient à l’esprit lorsque je croise l’échevelé responsable de la rupture et dont l’incohérence politique révulse. Pour synthétiser l’énergumène et ses choix : brexit ourdi, renoncement imprévisible, son jeu opportuniste heurte. Non-sens où naufrager, mais lui s’en tire avec une pirouette. Son compère, nationaliste insulaire, grouine, excitant les fielleux au royaume angoisseux, guère européen. Duo infâme ! Je les regarde rejoindre le néant. Un visage qui m’est familier fait de même, le regard acéré d’une méthodique intelligence croyant hautement en la rectitude opérationnelle. Cette aspiration rayonnera durablement, espérons-le. Cela compensera un peu le délitement intellectuel des déserteurs de l’Europe.
Après une nuit agitée, un réveil cauchemardesque : j’apprends les crimes de l’abject terroriste tuant en nombre tellement atrocement. Témoignons aujourd’hui notre immense compassion endeuillée. Les heures lourdes s’écoulent et les détails du crime m’effondrent : lente avancée pour repérer où massacrer effroyablement ; nette accélération devant écraser, démembrer, ensanglanter sans arrêt. Nos glaçants linceuls accumulés infernalement sidèrent et la promenade devient caveau ouvert.
A quelques centaines de lieues de là, douze jours plus tard, la marche chancelante, je m’arrête devant un corps de blanc vêtu. Je demande aux badauds ce qu’avait bien pu faire ce père pour une telle sentence : juste arborer cette quiétude unificatrice et succomber héroïquement au monstrueux égorgement. « Luttons contre ces barbares ! » je hurle, submergé par une vague de représailles nucléaires pour en finir avec le dépotoir aux excréments criminellement haineux. Je suis alors pris d’un délire rageur, et lorsque le chemin se met à longer une plage, je fulmine en voyant s’exhiber en habits mouillés des bécasses utilement repérables. Kilos informes nous incommodant par leur dissimulation : seraient-ils offensés par notre regard ? Tout se brouille en moi, mais je me dégage des sables mouvants pour rejoindre notre bonne vieille terre ferme.
Le soir, près d’un feu de bois aux craquements reconstructeurs me vient cette réflexion : sans croyance handicapante, on peut entrevoir notre humanité aux urgences en représentation. C’est bien ce qui doit m’animer, en sage agnostique que je m’efforce d’être. A trop rester dans le brouhaha de l’insane actualité, j’en oublie les élans salutaires : modifier irrésistiblement ces habitudes en littérature, bariolant un trop ordinaire rêve. Voilà qui élève l’âme, mais brièvement.
Le lever se fait dans l’angoisse d’un paysage à la botte bouleversée. L’apocalyptique magnitude, aux tremblements ravageurs, italianise cet effroi. Il faut pourtant reprendre le trajet avec les indignes qui l’assombrissent. Ainsi cette entreprise qui, avec un lait acheté chichement, traite abjectement les interlocuteurs souffreteux. De même cette société qui doit subir la sanction politico-médiatique : abandonner lestement son territoire ostracise mécaniquement, et ce jusqu’à l’absurde. Une compagnie s’invite au bal des structures avec parures affriolantes : la mortifère organisation nie souiller abjectement nos terres optimisées. Du grand art de communication. Enfin, pour finir la tablée, signalons cette firme aux lourdes affaires fricotant avec rançonneur groupe ennemi qui se prétend Etat.
Je prends alors la bifurcation qui se présente mais d’autres scènes s’imposent, tout aussi désespérantes. Je découvre, stupéfait, le choix d’un personnage ayant occupé la première place de la commission européenne et qui ose une bancaire abjection ralliée, reniant outrageusement ses obligations morales. Il intègre, sans sourciller, l’établissement qui génère opportunément la délinquance mercantile, aux notables salauderies, avec captations hermétiquement suspectes. Je voudrais me distraire de cet univers puant. Je cède alors à une pécuniaire opération kidnappant évidemment mes occupations nigaudes : gesticulations obéissantes auxquelles je mets très rapidement un terme par l’écoute de celle qui sait s’élever contre la miséreuse ère : radieux engagement transformant en résolution efficace ses aspirations. Un parcours exemplaire que le sien.
Via cette transcendance, le chemin me révèle une temporalité intuitivement merveilleuse balisant un royaume ténu où nicher. Je m’assoie et assiste à l’envol vertigineux avec grâce : rôles enchantés en noblesse jusqu’à enhardir la limpide attraction pour une révélation nimbée en lumineuses lévitations. Une pure poésie que ces projections insatiables en rêves rayonnants, en tournages cinématographiques humainement expertisés rendant nos interviews affectueuses. Je dois prolonger de si rares moments, mais très vite le satané réel reprend ses droits.
Le hasard de la balade me fait tomber sur une scène révélatrice de l’époque et du penchant malsains des téléspectateurs et auditeurs. Juxtaposer un nettoyage gendarmé lourdement et des effervescences certainement audiovisuelles les abreuve : infecte sensationnalisme qui se systématise. Il reste pourtant du journalisme d’investigation de qualité consistant à épingler les impunités suspectes en livrant un combat efficacement télévisuel tout à l’honneur d’un service public par contraste avec une chaîne privée d’information et ses insolubles tensions érigeant les éreintements en gestion inhumaine.
Près d’une mare, un pavé va précipiter la chute du Président trop bavard : Ubu ne peut rendre élégantes ses incontinentes déclarations. En ne taisant nul épanchement, des énormités vachardes ridiculisent avec insistance ton pouvoir assurément sans dents : inexcusables rots élyséens, calamiteux aboutissement à l’horizon. Cette avalanche de prosaïques révélations incite à sortir du chemin et à s’enfoncer au hasard d’un lyrique effleurement ombrageant nos arts rêveusement dans ces orages hantés et nourriciers qui me conduisent vers une héroïque extraction nommée déradicalisation autoréalisée : avancer, yeux alertes, réveil incisif. Une belle âme croisée au détour du passage buissonnier. Au hasard des rencontres à l’écart des balises, j’étoffe mon affolante rubrique : coccinelle en luron glacial opine, traçant l’irrésistible bande si vivement dessinée. Là, au moins, la folie s’assume comme un contre univers n’ayant pas la dangereuse prétention de remplacer les complets gris au pouvoir, au contraire des cinq bidonnantes étoiles pour pitre europhobe : grave rage inconséquente légitimant les outrances et ouvrant la voie à l’esbroufe politique parée du verni de la dérision. Certes, nous sommes encore loin de l’apocalypse létale en pire, mais le détricotage de l’UE n’augure rien de constructif.
A une encablure de là, comme une incongruité juridique qui voudrait voir des feuilles en hiver, la Cour de justice de la République se lâche : culpabilité hémiplégique rendue incompréhensible, sanction totalement indolore, négligence effaçant les abus générés avec ribambelle d’euros. Depuis la chiraquienne promulgation sans application, on n’avait pas eu une telle loufoquerie d’un droit de plus en plus de travers.
Pour nous rappeler la persistance d’une ligne barbare, l’attentat de Berlin saigne à nouveau le continent. Face aux criminels terroristes, l’irréductible combat humaniste bâtit irrésistiblement notre Europe, illumine notre bien essentiel : résistante liberté ici négociable en rien. Se souder dans l’adversité, voilà ce qui doit justifier la poursuite de notre construction politique.
La fin de la promenade révèle diverses disparitions, hécatombe chez les artistes. Parmi elles mon intimiste cinéma hésite entre lascivité et mystère : oser regarder Gabin avant nirvana demeure une scène mythique. Un signe que grandir en Older régénère : généreuse expression musicale imprégnant cette hardiesse assumée et libertine, tout comme perdurera l’œuvre d’un monarchiste indécrottable, ce hussard  expérimente les destinations éloignées, oasis narrées en délicatesse.
Au bout du chemin, qui sera naturellement prolongé pour 2017, je perçois deux silhouettes qui se tiennent la main. D’un côté, une devanture oxydée noircissant avec lourdeur des temps régressifs : une malfaisance politique. De l’autre une virilité liberticide assoiffée d’influences mondiales ; intérêts russes préservés obstinément ; unilatéralisme testant intelligemment nos errements.

Pas bien rassurant, le couple : doit-on vraiment leur souhaiter une belle année ?


Trombacrostweet 2016 - seconde partie

02 août 2012

En vrac, l'actu alitée !




Depuis quelques mois, je m’essaye à une nouvelle pratique d’écriture quasi quotidienne : le commentaire cinglant sous article de presse. Un peu plus long qu’un tweet, bien plus court qu’un texte, il oblige à tendre vers la fulgurance accrocheuse, à viser le cœur du sujet sans digression : éventrer au scalpel, attiser au vitriol et laisser agonisant. Il faut marquer l’esprit venu par hasard vous lire au milieu d’un fatras d’autres interventions dominées par l’illettrisme sans gêne et les poncifs du zinc de quartier.
Par commodité, pour ces quelques lignes à diffuser immédiatement, je ne passe plus par la plume via les pages quadrillées du Journal en retrait. Les cliquetis de l’Azerty remplacent le glissement encré sur feuille.
Florilège des plus féroces, pour hérisser l’attention sur ce monde malade dans toutes ses entournures :

(En cliquant sur le titre de chaque commentaire, vous trouverez l’un des articles à l’origine de ma réaction.)

Europe

Que le paysage politique prenne enfin la mesure du seul vrai clivage qui doit recomposer les partis prétendant au pouvoir ou se cabrant dans la contestation urticante : l’Europe et la suite de sa construction. Le reste, la gestion du pays, obéit à de tels impératifs indépendants de notre volonté, à moins de croire au salut de notre isolement, que les antiennes idéologiques s’apparentent de plus en plus à des barouds d’honneur.
                                           
Avec Hollande c’est l‘UE version Noël et conte de fée réunis. Coué-Hollande va nous pondre de la croissance rien qu’avec quelques dispositions dans un traité. Et surtout, il compte faire naître l’enthousiasme chez des partenaires qu’il aura d’entrée froissés en se torchant avec le travail consensuel accompli… Hollande, l’autre politique du dommage… européen.

Fabius, le roquet de l’époque Chirac, a évidemment pris de la bouteille, mais il s’est aussi totalement décrédibilisé en prenant part à l’attelage hétéroclite des défenseurs politiques du « non » en 2005 pour y substituer… rien, nib, zob, puisqu’aucun n’a obtenu le pouvoir national par le même corps électoral. Étonnant non ? comme disait Monsieur Cyclopède.

La Grèce rappelle immédiatement la réalité européenne au nouveau pouvoir français. Si les prêteurs n’ont pas déserté la France, la situation politique de la Grèce se dégrade et repose le dilemme : veut-on d’une Europe fédérale ou d’un retour aux nations pleinement souveraines ? La voie de l’entre-deux ne permet que la stagnation et l’enlisement.

L’introuvable majorité grecque veut bien de l’aide financière européenne, mais sans l’austérité réclamée par les prêteurs. La Grèce ne veut pas être dépossédée de sa souveraineté et dans le même temps son administration est incapable d’aller chercher l’argent là où il est (professions libérales, armateurs, église). Et voilà que le plan de sauvetage de ce pays est à l’eau du fait des élections législatives. Inextricable.
                                                                                          
Et voilà ! les pays membres attendent que le bord du gouffre effraye vraiment pour se résoudre à des mesures efficaces pour éviter le chaos économico-financier. Enfin, ce n’est qu’une supposition. Après des pays modestes, voilà le premier des poids lourds de l’UE à afficher ses impossibilités à se financer. On attend quoi pour un Conseil européen d’urgence et des décisions radicales, au premier rang desquelles les Eurobonds ?

Le 4 juin, un commentaire, laissé sous mon article Ruine de la Grèce en kit , critiquait mon conformisme à ne voir dans cette Daube foirée qu’un nid de brutes primaires. Je serais sous-documenté et je survolerais l’information ! Trois petits jours plus tard, un élu de ce parti violente courageusement une femme sur un plateau de télévision. Quelle subtilité doit-on chercher pour expliquer cette Aube crépusculaire de l’échange démocratique ? Il me surnomme Monsieur Mouton, dans sa charge dérisoire… venant d’une Autruche avec œillères, ça fait tristement sourire…

Le cœur franco-allemand a des ventricules qui s’écartèlent… jusqu’à l’arrêt cardiaque ? A bricoler un compromis on risque de ne rien résoudre. Voilà des années que le souffle de la construction n’y est plus, que l’asthme européen siffle ses incohérences. Se replonger dans ces soubresauts édifie sur la tâche qui reste à mener. Il faut une plus grande intégration pour éviter la désintégration de l’Union : jusqu’à quand les tergiversations ?

Europe en Sphinx… durable ?
Je n’ai pas entendu Fabius sur les résultats obtenus par ce sommet historique. Il voudrait peut-être faire croire, comme maître du quai d’Orsay, que cette affaire lui est totalement étrangère. Incohérence, quand tu nous guides… En tout cas, bravo aux chefs d’Etat d’avoir à nouveau pu sauver la zone euro du chaos. On va encore entendre les protestations des partisans d’une autre UE, avec tout ce que ces allergiques à cette construction cumulent comme incompatibilités entre eux. Souvenez-vous 2005, depuis lors avons-nous eu un seul partisan du Non ayant occupé une fonction politique de premier plan en France par la volonté des urnes ? Rien ! Le seul, c’est Fabius, nommé par un ardent défenseur du feu traité.

International

On en revient à la sale époque d’une ONU version SDN, incapable d’une résolution sitôt que la situation est vraiment critique. Plus de guerre froide, mais des membres permanents dont le cynisme ne se tarit pas. Ce fonctionnement archaïque, combien de temps va-t-on se le traîner ?

Une balance chez les Anonymous ! Voilà qui devrait ternir un chouia la prétendue chevalerie de ces adeptes du pillage en bande désorganisée. Rappelons-nous que récemment ils portaient aux nues l’escroc plein de soupe fondateur de MegaUpload. A quand un début de cohérence et d’autocritique chez ceux qui tapent sur les banquiers et les traders tout en louant ce symbole du capitalisme dévoyé, bâfreur de tout ce qui se présente, surtout si on peut léser les autres.

Effroyable nouvelle pour la demoiselle Cassez et sa famille. Comme un acharnement de cette justice mexicaine pour sauver les apparences. S’indigner et souhaiter que sautent au plus vite ces potentats d’un régime corrompu et inique. A part boycotter tout ce qui vient de ce pays, que faire d’autre ? Que la retenue de force ne cède surtout pas au désespoir, qu’elle sache qu’on pense densément à elle, qu’elle nous manque même sans la connaître personnellement.

La Corée du Nord, voilà le résultat d’un pays en quête de protectionnisme absolu, de pseudo générosité communiste et d’affirmation d’une souveraineté quasi autiste. Les chantres de la dictature du prolétariat et tous ceux séduits par ces envolées altruistes devraient y regarder à deux fois sur la faisabilité de leur programme révolutionnaire. La présidentielle française se distingue par la présence de candidats en quête d’un modèle ayant criminellement échoué. Suivez le petit livre rouge…

La politique cryptique existe : c’en serait presque comique si, en ligne de mire, il n’y avait le joujou nucléaire entre les mains d’un régime déjanté, affameur de son peuple et à la conscience imperméable à l’évolution du monde. Quels que soient les défauts de la mondialisation, il fait toujours meilleur vivre dans nos contrées capitalistes. Hein ! les Arthaud, Poutou, Mélenchon ?

De pire en pire ces réunions internationales sur l’environnement. Voilà maintenant que l’infinitésimal sujet de consensus est signé d’avance pour laisser les responsables exécuter leur parade d’autosatisfaction sans l’ombre d’un stress ni le début d’un enjeu. Quel est l’intérêt, à part d’entretenir une honteuse hypocrisie généralisée ? Le paradoxe : chacun s’accroche à ce qu’il considère ses intérêts premiers alors que cette question rend les parties du monde interdépendantes. Depuis mon texte de 2009 sur le sommet de Copenhague, aucune évolution. Fiasco en double couche.

Avec la Syrie, la tradition sanguinaire des vraies dictatures est parfaitement respectée. Et dire qu’on jugeait son dirigeant fréquentable il y a peu : l’air propre sur lui comme un occidental démocratique et superbement accompagné. Leurre comportemental comme avait pu l’afficher aussi l’un des fils du feu Kadhafi. Que la Russie et la Chine le soutiennent encore, rien d’étonnant. Que peut-on attendre de ces régimes impitoyables pour les libertés publiques, même si leur commerce s’imbrique au nôtre ? Méfions-nous de trop baisser la garde.

Revoilà le pilleur d’œuvres qui pointe le bout de son nez gras. Mon univers Internet n’a pas varié d’un poil depuis la fermeture de sa plate-forme. Lorsque je songe à l’adulation dont il a fait l’objet alors qu’il a privé de droits d’auteur des milliers de créateurs qui ont choisi de vivre de leur art, cela m'écœure. Toujours la prime au traficotage qui se pare de la teinte Robin des bois pour faire croire à sa vertu antisystème.

Du printemps arabe 2011 on passe à l’été syrien 2012 qui pourrait enfin carboniser la tête tyrannique du pouvoir politique, à moins que la riposte sanglante reporte la victoire des opposants à une autre saison. Celui qui avait l’apparence la plus conciliante des dirigeants de la région affiche à son compteur la plus féroce et durable résistance aux révolutionnaires. Il faut dire que les deux membres permanents encore non démocratiques du Conseil dit de Sécurité ont tout fait pour bloquer une quelconque initiative onusienne.

Politique

Les Cannes de la Bassine

Bassine Le Pen, la charretière en chef du Front bas, poursuit sa mission de séduction pour faire oublier le père, lequel ne rate pas une occasion pour ajouter son grain dès qu’un micro se tend. Le vieux ne veut pas laisser gagner cette fin désœuvrée. La Jeanne, pas la douce philanthrope de Brassens, mais la guerrière aux voix autosuggérées, mobilise les politiques toujours en quête d’une virginité médiatique pour mieux s’ébattre dans la fange d’une carrière à tout prix. Les 600 ans supposés de sa naissance forment une rondeur idéale… et les longues cannes de la président du FN n’y changeront rien : sourire forcé, rhétorique engraissée, entourage puant. La Bassine confine au pot de chambre pour égrotant en phase de purge finale.

 

Décontraction sphinctérienne

Un cru bien vinaigré cette campagne belliqueuse et accessoirement présidentielle. Sans aller jusqu'à utiliser des GROS MOTS comme "civilisation", contentons-nous de nous inquiéter de nos mœurs politiques de plus en plus à ras de terre. Alors qu'un débat intelligent aurait pu émerger sur la situation de larges zones du monde désertées par les principes premiers qui nous inspirent, la représentation nationale s’invective dans un hémicycle qui s'apparente aujourd'hui à un vague bac à sable.

En couple avec Merkel, en duo avec Cameron, la vie politique de Sarkozy pourrait relever de la pièce de boulevard avec portes claquées et antichambres occupées. Il ne faudrait juste pas que, par les frasques du Président, Marianne s’apparente à une bête à cornes.

Il ne manquait plus que le président sortant prenne l'UE comme bouc émissaire. Au nom d'une tactique pour éviter le fiasco électoral, il racle les fonds de tiroir des anti-européens mâtinés d'un nationalisme frileux. Piocher çà et là pour ratisser large ne changera pas grand chose aux courbes sondagières : chez ceux qui le cultivent, l'antisarkozysme a la même profondeur que chez d'autres (ou les mêmes) l'anti-américanisme époque Bush Jr. Rédhibitoire, donc. (mars 2012)

Il semble que les observateurs ont zappé son désastreux lapsus, corrigé de justesse lorsqu’elle lance, un peu éteinte, que sa candidature résulte d’un combat gagné « contre toutes les démocraties »… Oups ! Maousse boulette, halal ou pas, qu’il faudrait se repasser en boucle avant de passer dans l’isoloir. Décidément, la Bassine n’en rate pas une !

La (re)prise de la Bastille ? Rappelons que les détenteurs du pouvoir exécutif ont une légitimité démocratique au cas où les soutiens de Mélenchon l’aient oubliée. « Prenez le pouvoir ! », harangue qui pourrait s’assimiler à un appel au putsch si l’on n’était pas dans une campagne électorale. Attendons avril pour voir si le peuple s’exécute…
Avant de se décider, qu’il ait à l’esprit qu’en janvier 2011 l’effronté de gauche s’érigeait grand défenseur de la clique castriste, égrenant les circonstances atténuantes comme l’aurait fait un Marchais pour son Brejnev. Quel touchant esprit de corpus idéologique !

Doit-on faire un lien entre la démence idéologico-pathologique du tueur implacable de militaires et d’enfants, de maghrébins de juifs, et d’antillais, et l’ambiance de castagne qui régnait jusqu’alors dans la campagne présidentielle et qui pourrait reprendre après la parenthèse de solidarité ? Difficile de répondre, mais sans doute des prises de conscience vont s’opérer et modifier le déroulement des rapports entre candidats. L’empathie avec les familles victimes de cette horreur est une chose, le débat démocratique, même musclé en est une autre. Le nivellement des discours n’a jamais été signe de bonne santé du pluralisme.

Impossible pour ces politiques de tenir ne serait-ce qu’une journée dans un hommage consensuel. Duflot lance les nouvelles hostilités par l’angle de la psychologie enfantine pour laquelle elle semble la spécialiste incontestable. Avec le point symbolique d’Éva Joly dans les sondages il n’y avait aucune minute à perdre, pas même celle de silence en souvenir des pauvres victimes.

Mélenchon correspond à l’air révolté du temps, soit. Mélenchon vocifère comme pas un sur la scène politique formatée, c’est une évidence. Une seule question : quelles conséquences aurait une application stricte de son programme ? En 2009, à l’occasion de l’affaire Coupat, je notais : « La générosité révolutionnaire a toujours un arrière-goût cadavérique, terreau à entretenir pour se maintenir en place une fois le Grand Soir éloquent devenu sordide petit matin aux affaires. »

Qu’il chemine vers le score néant ce Cheminade, ce sera à la hauteur de ses infectes allusions. Je ne l’avais d’ailleurs pas retenu pour mon passage au crible des affiches présidentielles de la campagne, quelle judicieuse inspiration j’ai eu !

A l’époque chiraquienne on était dans l’abracadabrantesque rimbaldien, le Président avait alors la hauteur anatomique pour repousser une affaire cathédralesque. Avec Sarkozy on descend vers la « boule puante » lâchée dans un coin et qui incommode le candidat. Dans les deux cas, les mis en cause tentent de tourner en dérision ce qui relève de coups terribles contre l’intégrité de la République. Ainsi, prétendre que les comptes de la campagne 2007 ont été validés par le Conseil constitutionnel de Dumas est vrai, mais il faut ajouter que l’institution a fait alors l’autruche pour éviter d’avoir à annuler la toute fraîche élection. Il faudrait un minimum d’exemplarité des prétendants à l’Élysée.

Le permis de conduire… c’est ça le grand dessein de la France ? La présidentielle bouillonne pour ce genre de sujet ? Même plus une puissance moyenne notre pays, juste une excroissance territoriale. Finalement, le sujet est bien révélateur de notre ruine économique. On ne peut se passionner que pour des sujets secondaires au regard des enjeux mondiaux (j’entends déjà quelques braillards s’insurger de ma hiérarchie). Le futur Président sera à la tête d’une terre sans fonds, alors gardons au moins le permis d’en rire.

De l’humour corrézien jusqu’au fond de l’isoloir, voilà qui doit beaucoup faire rire le président sortant. Chirac n’aura jamais digéré la trahison de Sarkozy aux Présidentielles de 1995. S’il avait une info de première main dans l’affaire Karachi pour traîner son petit successeur devant un tribunal pénal, cela lui rendrait plus douce sa retraite molletonnée.

Les Mille pour Un conte mélenchonnien, avec crocs tranchants, se figurent que tout va se résoudre avec quelques relents insurrectionnels et une chasse en règle des possédants. Chiche ! Confions-lui le pouvoir cinq années et nous verrons l’état de la France après cette mise en coupe réglée version front de gauche… Nous sommes mercredi soir, et je n’ai toujours pas reçu les programmes des candidats. A l’aveugle et selon l’inspiration.

Dans une campagne à vive prestation ajoutée, Eva Joly n’a pas trouvé sa place. Nombre de militants écologiques ont dû regretter leur choix lors des primaires. Nicolas Hulot aurait su trouver les voies médiatiques avec une rhétorique autrement plus percutante. On peut regretter cette prime à l’apparence, mais cette élection n’est pas celle d’un gestionnaire du pays : il faut le souffle et la représentativité. Eva l’évanescente, Joly mal logée chez les carnassiers de la politique, se prépare à un score quasi transparent.

Un président sortant pas choqué d’une infraction pénale ! Bravo ! Ce qui est tout aussi stupéfiant c’est qu’aucune réforme législative n’ait pris en compte la réalité de la mondialisation médiatique. Le dilemme était pourtant simple : soit maintenir l’ensemble des bureaux ouverts jusqu’à 20h, soit interdire tout dépouillement avant 20h. Là encore, le politique ne réagit que lorsqu’il a le nez sur le problème alors que sa vocation est d’anticiper. Lamentable !

Avec son SEXtennat manqué, il ne manquait plus que lui pour parachever le désastre du débat présidentiel d’entre-deux-tours ! Après le vote des étrangers, la question des frontières et la nature du vrai travailleur, DSK remet une couche complotiste pour atténuer sa responsabilité sans apporter l’ombre d’une preuve. Quand débattra-t-on des vrais sujets pour le devenir du pays ? Lorsqu’on sera au fond du gouffre sans doute…

Hollande investi, Ayrault nommé et déjà deux incongruités dans le gouvernement conçu.
Le quai d’Orsay à Fabius : après avoir été le plus jeune Premier ministre de la République, il devient le plus étrange, pour ne pas dire bizarre, chef d’orchestre des affaires étrangères. Pour mémoire, il fut le chantre opportuniste du Non à la Constitution européenne, il y a déjà sept ans, qui n’a abouti à  strictement rien d’autre que de couper le souffle à l’UE, depuis lors grabataire. Rappelons que le même électorat n’a depuis lors confié à aucun du camp hétéroclite les rênes du pouvoir pour appliquer cette fameuse orientation sociale à l’Europe. L’incohérence d’une partie du peuple, sujet tabou ? Espérons que le Fafa ne laisse pas le quai ministériel sur la berge mondiale. Au moins nous ne devrions pas assister à une démondialisation des affaires étrangères puisqu’on a confiné l’Arnaud national au suranné « ministère du redressement productif », à prononcer avec la voix de canard des premières actualisées télévisées. On dirait l’objectif d’un célibataire cacochyme nouvellement converti au viagra ayant l’obsession, sur le tard, d’être à la tête d’une famille nombreuse. Le concepteur de l’obscure démondialisation engagera-t-il l’érection industrielle par une soustraction du pays aux règles du commerce mondial ? Les nouvelles du « Démonde » vous seront offertes par les petits pâtés de Montebourg. Chapeau ! à mâcher puis avaler, pour sûr !

On est au cœur d’une éphémère bulle médiatico-politique là ! Alors on vire Montebourg et on redonne son 6-7 à Audrey Pulvar ? Laissons-le plutôt s’épuiser dans sa tentative de « redressement productif ». Qu’il se confronte un peu aux puissances de l’argent tant dénoncées. On ne va pas le laisser se défiler pour un malheureux euro symbolique, lequel euro pourrait bientôt devenir le symbole de l’Europe moribonde.

La solidarité gouvernementale à la Duflot c’est « passe le oinj et je te pondrai des villes et villages non atomiques ! ». Et pour remplacer les centrales je te mets quoi ? De l’éolien et du solaire avec du gaz et du charbon ! Bel avenir énergétique… Il y a un autre fléau qui menace nos contrées : la pollution du débat politique.

Et voilà Mélenchon qui vient de faire sa chute finale après un parachutage bien provocateur. Il aurait mieux fait de laisser les prétendants du coin s’engager sans le ramdam médiatique. L’effet s’est très certainement retourné contre lui… Elle est belle la France du Non au traité européen qui s’écharpe dans une localité du Nord ! Quand vous pensez que ces deux là étaient dans le même camp pour détruire le texte honni qui nous manque tant aujourd’hui pour un nouveau souffle à l’UE moribonde.
                               
Alors que Bassine Le Pen exultait d’avoir poussé Mélenchon à la chute finale dans son fief, je regardais le magnifique documentaire de David Korn-Brzoza « 1919-1939 : la drôle de paix ». Edifiante incapacité d’une majorité de citoyens, en période de crise économique et d’instabilité politique, de se détacher des sirènes de mauvais augure. Le gouffre est pourtant perceptible, mais on s’acharne à repousser les décisions drastiques nécessaires. Une Bassine pour faire l’autruche électorale, en somme.

Le Président Bling Bling est mort, vive le Président Tweet Tweet ! Pas une nouveauté ce mélange délétère entre les affaires politiques et les débâcles du cœur. Déjà en 2007 la chronique hollando-royaliste avait entretenu un acte vaudevillesque avec chambres à part et cornes en guise de couronne. On découvrait alors que le PS était dirigé ou inspiré par une détonante proximité tête-cœur dans ce qu’il a de plus aléatoire. Désormais, c’est un pays en crise que le Normal élyséen doit guider, alors évitons les affalements déplacés.

Enfin ! Dernière élection pour 2012 ! La déclaration de politique générale devra commencer à gravir la montagne de Sisyphe, et la session extraordinaire de l’Assemblée nationale devra lui emboîter le pas sans circonvolution. Espérons que la stratégie choisie par ce gouvernement n’empirera pas la situation. Jusqu’à présent, l’apparent exercice du pouvoir a pris le contrepied de la présidence précédente, mais la rude réalité à gérer, c’est bien maintenant.

Montebourg gérait avec panache ses effets de manche. La pratique du pouvoir face aux réalités mondiales doit déjà laisser un goût amer au Don Quichotte socialiste. Si son ministère du redressement productif verse dans les vœux pieux, cela aura au moins l’avantage d’ouvrir l’esprit de ses partisans à plus de pragmatisme, à moins qu’ils ne le vouent aux gémonies, tel un traître à la cause, et s’entêtent à l’archaïque combat.

Enfin la réalité brute des chiffres débarrassée du tintamarre électoral : une France au bord de l’asphyxie financière sans réaction drastique du pouvoir en place. Voilà des années qu’un candidat laminé aux dernières élections le clame. Chacun va profiter de ses vacances sans y penser, mais la rentrée devra se faire sous les auspices de l’austérité, à moins que la capacité à l’aveuglement persiste. Dans ce cas, notre « engrècement » financier nous sera fatal.
                              
Jean-Marie va-t-il perdre sa Marine qui souhaite sûrement, in petto, prendre les voiles ? Grotesque sortie du chenu briscard de la politique dont on se demande à quoi elle sert, hormis rappeler sa turgidité idéologique affichée par contraste avec une démarche plus tacticienne de l’ouaille affranchie ? Qu’ils s’étripent en famille, ça préservera le pays d’irrattrapables déconvenues.

Il peut bien hausser le ton, du haut de sa grandeur physiologique, comment une entreprise privée qui perd 200 millions d’euros par mois peut-elle continuer sans tenter de réduire ses coûts ? Rester en l’état pour aller directement à l’étape finale : la liquidation d’un fleuron de l’industrie automobile française ? Cela pourrait être plus radical, en effet, mais peut-être pas dans le sens que le chantre de la démondialisation souhaiterait. Le pouvoir en place voudrait faire renaître le bon temps de l’interventionnisme pour un redressement national et en couleur s’il vous plaît ! Bonne vacance… du réalisme politique.

Je n’ai jamais été porté vers le courant de Madame Duflot, mais là, d’instinct, je prends sa défense : comment des membres de la représentation nationale peuvent-ils se permettre ces comportements de bac à sable ? Une honte pour l’hémicycle ces mâles médiocrement députés qu’il faudrait stigmatiser en diffusant les photos pour qu’à notre tour on puisse se moquer bien grassement de leur bedaine et de leur accoutrement.

Qu’ils sont beaux tous les deux, l’ex et l’actuel, oubliant même qu’entre leur mandat respectif il y eut un quinquennat d’un certain Nicolas, négligeable sans doute… Heureusement que l’influence soviétique ne sévit plus car nous aurions eu droit à un patin gourmand : une vraie histoire d’humour corrézien adaptable à toute situation.

Société
                 
Tout comme Guaino, Guéant est l’un des grands défenseurs de la petite cause sarkozyenne, soit. Pour la gauche, le voilà trempant allègrement son fondement dans la Bassine Le Pen… Mais sur le fond, n’y a-t-il pas dans cette indignation un peu de mauvaise foi de ceux qui se targuent de toutes les vertus humanistes ? On sait très bien que les trois quarts des nations sur Terre sont encore aujourd’hui très loin d’avoir reconnu les libertés de base telles que nous les avons ici. Est-ce le terme de « civilisation » qui dérange ? Il faudra ainsi s’interroger, dans quelques années, sur le résultat des révolutions arabes pour l’avancement ou la régression de la condition féminine. De rampantes circonvolutions en perspective.

Ce soir, en émotion et en rage extrême en songeant au criminel qui, de sang froid, met son arme sur la tempe d’une petite fille et tire, sans l’once d’un remord. Me reviennent par gerbe ces bourreaux qui s’accomplissaient par la déshumanisation de l’autre, par son massacre systématisé. Écoutons les actants de l’époque et méfions-nous de la bouc émissarisation excessive. En attendant, le tueur savoure. Ignominieux.

Tout en admettant la nécessité d’une médiatisation hors norme des crimes de l’assassin à bout touchant, je ne peux occulter le malaise ressenti d’une telle consécration de ce tueur. Il est placé de fait sur le piédestal de la folie meurtrière et va même modifier la science criminologique en France. La fascination morbide fait son œuvre et on peut supposer que la foule anonyme des internautes se presserait pour visionner la séquence des exécutions si le nouvel ennemi public numéro un décidait de la proposer.

Pas que les automobilistes à fustiger, voilà une belle perle qui niche sa paire de gonades quelque part dans les pistons de son moteur à deux roues. Profitons de l’occasion pour se demander ce qui pousse certains motards à vouloir faire toujours plus de bruit avec leur taule motorisée alors qu’on impose le silence aux voitures.

Breivik-Merah, les deux faces d’une même tare mortifère : faire primer son idéologie sur la vie des autres. Se croire investi d’une mission pour purger son territoire des parasites décelés ou pour imposer son intégrisme religieux. Un petit délire perso : si Merah était encore vivant, nous aurions pu les mettre dans deux geôles voisines avec un mur de verre incassable pour les obliger à vivre l’un à côté de l’autre, à se voir sans pouvoir éliminer l’autre, à perpétuité réelle.

Et certains osent nous dire que les conducteurs sans permis seraient beaucoup plus prudents que les autres, notamment par la peur de se faire contrôler ! Si on chope ce criminel, pas simplement un « chauffard », j’espère qu’il ne sera pas mis en cause pour simple homicide INvolontaire, mais bien pour assassinat. Marre de ces impunités sur route !
[Quelques jours plus tard]
Et voilà ! ce que je redoutais il y a quelques jours est arrivé : une mise en examen pour homicide INvolontaire de cette crapule multirécidiviste dans la délinquance routière ! Il est donc assimilé au pauvre bougre qui perd la maîtrise de son véhicule et tue, sans le vouloir, un piéton. Là, ce criminel a VOULU faire cette action violente de dépassement interdit et mettre en danger la vie d’autrui. Il a, de fait, VOULU ôter la vie à cet enfant sur un passage protégé. Honte à ce laxisme juridique dans ce domaine !

Quand il s’agit d’entériner des comptes de campagne manifestement illégaux (campagne de 1995), pas de problème. Là, en revanche, une ‘tite imprécision, et hop ! on annule tout donnant ainsi l’absolution aux harceleurs de tout poil libidineux. Lamentable décision. Et c’est ça notre instance suprême ?

Il faudrait faire quoi ? Décréter que toutes les procédures, enquêtes, procès à venir qui touchent DSK sont désormais frappés par le sceau du secret ? Les personnages publics frétillent pour avoir l’écho médiatique quand cela sert leurs intérêts (par exemple le président récemment remercié) et s’érigent grand dénonciateur des raclements journalistiques dès que cela souligne leurs (éventuelles) turpitudes. Trop facile !

Evidemment, des constats ne peuvent être évoqués sans qu’on vous taxe de suite de racisme : abordez certains conflits internationaux avec des occiputs rasés et vous aurez une déferlante d’antisémitisme. Du primaire, certes, mais révélateur d’un laxisme de notre société à l’égard du discours de ces individus, alors que les mêmes propos tenus par des représentants de l’extrême droite seraient sévèrement dénoncés. Problème de cohérence, de courage politique ?

Quand les établissements financiers vireront les traders qui leur gagnent de l’argent tout en se torchant avec le règlement interne, alors on pourra prendre au sérieux leur déontologie proclamée. Pourquoi avoir attendu les pertes pour accuser Kerviel de ne pas suivre la ligne de conduite mise au fronton en tout petits caractères ? N’est-ce pas cela l’opportunisme de l’économie stérilement financière ?

Inhumanité à gerber, littéralement. Ne surtout pas se vautrer à visionner ce que le barbare angélique a livré à la fange publique. L’enchaînement de ses actions suffit à révulser la conscience minimale : attacher, poignarder, égorger, démembrer, se caresser, tronçonner, sodomiser, couper, déguster, se masturber.
Ça ne vous suffit pas ? Cliquez sur le « ôte-toi de mes ténèbres, tu m’indiffères ! » de En retrait, sans raison pour le compte rendu exhaustif. [Ce conseil, en forme de test, m’a rapporté plus de trois mille visites en deux jours, là où la fréquentation moyenne est de cent cinquante quotidiennes. Révélateur d’un voyeurisme toujours actif.]

Le tueur présumé, identifié et ayant avoué a encore des soutiens auxquels certains médias offrent une plage d’expression. Ce midi, au JT de France 3, j’entends deux accointances du criminel qui osent l’excuser : « il ne ferait pas de mal à une mouche » dit l’un, par contre frapper sa mère et tirer sur deux femmes oui ! ; « il n’était violent que par la bouche ; c’est bizarre » suppose l’autre, comme un puant sous-entendu complotiste… Comment peut-on laisser du temps médiatique à ça ?! Cela rappelle les délires autour de l’affaire Merah… on les attend toujours les fameuses vidéos fracassantes !

Cour de destruction
Jour effroyable pour les proches, bien sûr… mais rien de changé sous le ciel des cours de récréation. Je me souviens de ce lieu de braillards mal mouchés où, quelques fois par an, un cercle se formait d’un coup autour de deux forcenés en herbe prêts à en découdre. Autour des sauvages primaires, l’infecte multitude hurlante pour qu’un écharpe l’autre, sans pitié. De quoi vacciner contre tout rousseauisme mal placé.

Vraiment pas un adepte du ballon rond, en 1998 j’avais été séduit par ce que dégageait ce groupe en osmose pour un objectif partagé. Hier, j’ai distraitement jeté un regard sur la prestation poussive des bleus, blancs de toute performance. Une somme incertaine d’individualités, un ensemble sans âme, une équipe en état de mort sportive. Le comble : les entretiens d’après défaite sans l’once d’un début d’auto critique. Ce groupe ne s’est toujours pas débarrassé des tares révélées lors du dernier Mondial.

Trio détonant pour un procès hors norme : le trader ambivalent qui veut sauver sa tête financière, l’avocat dandy décapé réduit à l’état d’handicapé pas joli joli à mirer, et la diaphane Tristane toujours là pour soutenir ceux et celles qui se font prendre à leur insu. Kerviel sera-t-il jugé comme l’infâme trader à pressurer jusqu’à la fin de sa vie en solde ou comme la victime d’un système tout entier dédié à la culbute financière coûte que coûte ?

Avec Jacques Chirac dame Justice n’a pas pu ou pas voulu aller jusqu’au bout. Le cas Sarkozy pourrait bien, au contraire, déchaîner quelques juges ayant très mal digéré les attaques de l’ancien président et ses réformes au forceps. Pas de circonstances médicales atténuantes pour lui, la balance va pencher dangereusement contre le justiciable comme un autre. Alors chiche ! Qu’enfin des affaires d’État aillent jusqu’au bout de l’instruction pour un jugement éclairé.

Encore du Merah pour servir la pâtée aux complotistes qui confondent esprit critique et obsession fantasmatique. Le terroriste qu’il se revendique être a-t-il ou non commis ces crimes ? Pas l’ombre d’une preuve de sa non-implication n’a été mise sur la place publique alors que les racontars pullulent. Pourquoi ne traite-t-on pas les complaisances exprimées envers cet intégrisme criminel comme la République le fait avec les ouailles de Faurisson ? Une infecte tolérance qui nous coûtera de plus en plus cher.

Le comble : indiquer qu’on regrette le passage de problèmes privés à la sphère publique tout en participant à ce phénomène en relançant le thème de cette présidence tweet tweet ! Du marronnier politique digne d’un été indigent : on pourrait presque croire qu’il ne se passe plus rien en France et que la crise est derrière nous…

Je préfère de très très loin les airs de Madame la « vieille chanteuse » Madonna aux mélodies indigestes de la Bassine Le Pen mal accordée et affublée d’un Collard à la mèche vraiment trop tombante. Ils persistent à siffloter un chant prétendument nouveau d’une droite dite nationale : notes éculées, rythme archaïque.

Qu’on use de la faculté qu’offre l’imprescriptibilité de ces crimes contre un nazi vieillard, rien de plus normal : on ne va pas, en plus de l’avoir laissé vivre son existence paisiblement, le laisser rejoindre impuni l’outre tombe. Mais on devrait davantage s’alarmer des dérives idéologiques actuelles favorisées et par la crise économique et par le communautarisme notamment religieux.

Bof ! Sans aucune retenue ces commerçants. Leurs prochains produits : l’entrecôte LRM (Luka Rocco Magnotta) tendre comme un étudiant chinois et le scooter Merah pour rouler plus vite que son ombre sur tous les enfants qui bougent ? Je conseille aux femmes qui tomberaient sur des consommateurs de sodas DSK d’empaler leurs roubignolles à coups de talons aiguilles, juste pour rire, bien sûr !

Dans la description du tueur, les médias insistent sur son caractère solitaire et peu convivial. Pourquoi le peu d’enclin à se taper sur le bide avec l’autre croisé cinq minutes plus tôt devrait être un signe explicatif à ce meurtre de masse ? Cette psychologisation tend à rendre suspect le fait de ne pas considérer son congénère comme un pote potentiel. On peut pourtant avoir une fibre misanthropique sans l’envie de trucider son prochain.