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24 décembre 2020

Réveillons-nous !

Les ondes en boule se laissent enguirlander tant que le sapin sent. Une saleté de récidive nodulaire empoisonne le corps, dévaste l’esprit, éprouve l’âme…


Aux aguets du moindre signe inquiétant, à ne pouvoir expectorer le mal diffus, entre l’incertitude des mois à venir et les combats qui imposeront leurs dégâts collatéraux : sinistre cadeau à ouvrir au bistouri.

Ô Papa Noël, garde tes présents, je ne me déchausserai pas : offre-nous juste quelque avenir où la peine serve l’issue des tempétueuses épreuves.

Oh ! père-Noël ! n’essaye pas nos cheminées bouchées, elles ne font que supporter nos babioles à souvenirs. L’âtre au glacial rictus ne crépite plus depuis des lustres et la sagesse reste sur les dents : aux larmes si Terrien…


06 mai 2020

"Vierus" à étouffer

Rage de vivre sans vaccin révulse l'instinct de précaution.
Se cloîtrer jusqu'aux intouchables silences murailles.
Grimage d'un semblant de sourire sur masque à dix-neuf pieds de distance.
A la régalade hydro-alcoolique après un siècle frénétique.
Élastiques surtendus par nos déplacements inutiles.
Postillons panurgiens en gerbes infectes.
Crachats bruyants des deux-roues motorisées à rouer jusqu'à leur reposante immobilité.
Berceuse monomaniaque avec ses empilements quotidiens : malades au souffle perdu, cadavres enterrés sans proches, comme pour éviter l'ultime contamination avant la terne éternité.
Ankylosé par tant d'inertielles contradictions.
Asphyxié dans ce corsetage inesthétique.
Nettoyé de tout risque, je peux expirer sans crainte.
Ainsi soigné de cette "vierus" agonique...


22 mars 2020

Confinement ou cons vilement ?


Chaque période critique est le révélateur de ce que vaut l'individu, de la part réelle de son humanité.

Le vingtième siècle infligea à la France quatre années d'occupation via un fléau idéologique : la majorité vivait passivement cette période, préoccupée par les impératifs du quotidien ; une minorité agissante choisissait de se transcender par l'engagement résistant, une autre s'avilissait en collaboration avec l'ennemi, d'autant plus aisément qu'elle avait la force publique nationale de son côté.

Ce vingt-et-unième, comme un coup de semonce contre ce qui nous semblait acquis voire dû, dégorge le Covid-19 et les sociétés doivent modifier radicalement leur manière de fonctionner. Vigie combattante, les soignants méritent notre gratitude : nous devons leur éviter l'engorgement des services de soins et l'effroyable désignation de ceux que l'on va laisser mourir. Nous avons, collectivement, la capacité d'aider cette ligne de front par notre confinement.


Invisiblement, le virus se répand et une part minable des habitants collabore à sa propagation : inconscients ou malfaisants, peu importe, ces cons aux comportements inconséquents s'estiment dispensés de suivre les règles rabâchées. Ils ont la chance de le faire dans un pays où les libertés publiques comptent encore et où la répression se plie à la proportionnalité. Un système vraiment coercitif, pouvant repérer et identifier ces petites ordures à l'air libre, les priverait de tout soin en plus de lourdes sanctions pénales...


Par grappes infectes, ils s'affranchissent de ce devoir vital, seul moyen pour que ne disjoncte pas le service de santé : saleté de barbecue entre voisins, déplorable promenade entre gigotants, exécrable promiscuité dans les rues...


Cibler et stigmatiser les aberrations comportementales : se jeter sur certaines denrées dans les commerces, voler de la solution hydro-alcoolique dans les hôpitaux, croire qu'en rejoignant sa maison de campagne s'ouvrent de conviviales grandes vacances... Liste béante à combattre.

Le médecin urgentiste Jean-Jacques Razafindranazy est décédé du coronavirus : premier soignant français victime de ce fléau attrapé dans l'exercice de ses fonctions. Que cela fasse réfléchir les réfractaires au confinement !



20 mars 2016

Vivre sa maladie : oxymore social ?

D’un coup, ne plus « appartenir à l’armée des gens d’aplomb », comme l’écrit Virginia Woolf dans son témoignage De la maladie (1926) toujours si pertinent, n’est évidemment pas anodin pour la suite de son existence, et ce d’autant plus que les bien-portants vont modifier leur façon d’être à notre contact dans un mélange de peur, de rejet voire de dégoût. Cette insidieuse mise en quarantaine, quels visages prend-elle et quelle voie comportementale adopter pour compenser ces réactions et tenter de s’approprier au mieux ce qui reste un temps de vie, même s’il s’impose comme le dernier ?
A l’éprouvante maladie vient s’ajouter un rejet social plus ou moins larvé, mais qui peut constituer la prise de conscience, pour le gravement malade, de la plus bénéfique manière de vivre avec ce mal en soi.

Le premier acte de son intime tragédie s’articule autour d’une information médicale qui nous fait basculer dans ce « sentiment de vie contrariée » ainsi que le résume Georges Canguilhem dans Le normal et le pathologique. Cette sidérante nouvelle, tel un coup de massue de notre corps à notre esprit, s’accompagne souvent d’une déflagration sociale, depuis notre cercle relationnel jusqu’à la sphère professionnelle, qui risque d’obscurcir davantage cette étape indésirable de notre existence. Si le « miroir embarrassant pour notre société », qu’aborde Cécile Huguenin (Alzheimer mon amour) dans le cas spécifique d’une terrible maladie neurodégénérative, n’apparaît quasiment plus aujourd’hui comme une colère divine, délirante justification exogène, une pandémie comme le Sida s’est bien traduite, dans la fantasmagorie d’une partie des sociétés touchées, comme la sanction logique d’une vie sexuelle dépravée. Cette perception abusive confirme bien l’impact que peut avoir une maladie dans le rapport entre celui qui en est atteint et ceux qui apprennent cet état.
Une fois l’information et ses conséquences ingérées, la durée de vie de cette maladie, installée en nous, va charrier bien d’autres désagréments sociaux. Avant tout, le regard de l’autre que Michel Mercier, professeur de psychologie à la faculté de Namur (Belgique), précise comme étant « déterminé en fonction de […] normes et valeurs culturelles » (magazine Clair, mars-mai 2009). Premier coup de boutoir à cette identité sociale non désirée qui s’est substituée à celle qu’on avait construite « dans le silence de nos organes », selon la percutante formule du professeur René Leriche (1937) et que dépeint Claire Marin, dans son roman Hors de moi, avec la justesse inégalable de celle qui l’éprouve dans sa chair : cette maladie qui « fait peur et éloigne. Elle lasse, elle inquiète, elle creuse la distance. » La marginalisation s’exprime jusque dans la législation – même si, en l’espèce, c’est pour la protection du malade – comme à l’article L114 du Code de l'action sociale et des familles qui précise la condition pour qu’une maladie chronique relève du handicap : une « restriction de participation à la vie en société ». Lorsque s’ajoute un « regard porteur de différenciation » (Clair, 2009) comme le vit Maëlle, 46 ans, souvent en chaise roulante pour des douleurs rhumatismales aiguës, le drame vécu s’accentue.
Puisque cette « identité de malade phagocyte toutes les autres », ainsi que le diagnostique Claire Marin, par les angles « illness » et « sickness » (deux des trois dimensions de la maladie établies dans Médecine, santé et sciences humaines), le retrait social sans issue peut en résulter. Outre les contraintes physiques liées à la maladie elle-même, la rétractation sociale entretient un enfermement psychologique à l’image de ce que vit ce jeune homme de 22 ans, jusqu’alors « sportif, charmeur, hâbleur » selon ses propres qualificatifs, et dont l’arthrite psoriasique va lui donner « l’impression d’avoir muté » au point de transmuer son rapport à l’alentour dont il n’accepte plus le jugement sous-jacent : « je suis devenu obnubilé par mes différences et préfère m’isoler » (Clair, 2009). Les rets d’une maladie mal assumée par le poids social engendré finissent par emprisonner psychiquement.
« Faire le deuil de sa propre normalité », comme le conseille le professeur Mercier, ne doit pas se figer dans un oubli de soi-même au point de négliger l’objectif primordial : garder une ascendance sur son état en n’ajoutant pas au mal vécu un dérèglement social néfaste.

« Je ne lutte pas contre la maladie, je vis avec » estime Jean-François Léger porteur depuis longtemps du VIH et qui témoigne de son parcours social devant des étudiants en médecine. Allons plus loin avec l'expression "vivre sa maladie", oxymore révélateur de la singulière situation de celui en qui s’ancre une pathologie. Celle-ci implique la mobilisation de ses ressources vitales afin de considérer la maladie comme une part de soi, certes malvenue, mais inévitable. Lorsque les soins laissent poindre un horizon de moindre souffrance, voire de guérison, la priorité tient dans cette solidité mentale qui participe à l’efficacité des initiatives thérapeutiques. Nietzsche, dans Aurore, synthétise l’objectif salutaire pour le malade : qu’il « cesse de souffrir de ses réflexions sur la maladie plus que de la maladie elle-même. » Une maladie s’appréhende avant tout comme une expérience vécue, l’objet de connaissance s’y greffant avec plus ou moins d’efficience selon le support existentiel à disposition.
Cette appropriation doit s’associer à la fréquentation de ceux qui auront le sens d’« ajouter de la vie aux jours lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie » selon la belle formule du professeur Jean Bernard rapportée par Anne-Dauphine Julliand dans Deux petits pas sur le sable mouillé. Thierry Janssen a justement décelé que « la santé est d’abord une affaire sociale » (La maladie a-t-elle un sens ?), a fortiori lorsque celle-ci doit être reconquise ou, à défaut, compensée avec dignité. Soignants et proches ont cette noble charge, dans le professionnalisme humaniste ou l’affection bien dosée à l’image de la maman de la petite Thaïs (A.-D. Julliand), atteinte d’une maladie génétique orpheline, qui résume la teneur de son implication aimante : « […] je n’ai jamais souffert à cause de Thaïs. Jamais. J’ai souffert avec elle », exemplaire attitude dont chaque malade devrait bénéficier. Ce lien réussi tient également à l’attitude du soigné qui doit accepter le regard extérieur afin de s’accepter lui-même et ainsi « foncer vers les autres » comme le revendique Matthieu atteint d’une forme sévère de spondylarthrite ankylosante (Clair, 2009). L’intolérance sociale se corrige par le prisme relationnel adopté en se focalisant sur l’après à portée de vie ou, sans étape suivante envisageable, en transcendant le laps de temps restant.
Thierry Janssen souligne ce que révèle le fait de se déclarer « malade » : un « appel à réintégrer le groupe ». Dépasser les apriorismes avoisinants, les frilosités irrationnelles, c’est brusquer les inerties sociales afin que, pour citer le médecin Kim Jobst, « la maladie et la mort » deviennent « des occasions d’apprendre, d’évoluer et de grandir ». Effort réciproque requis : au malade celui de ne pas capituler face au bouleversement intérieur qui rejaillit comme autant d’ankyloses potentielles ; à l’alentour de ne pas se complaire dans les préjugés simplistes. Cette double exigence ne relève d’aucune utopie, elle répond juste à la définition de ce que l’OMS considère comme étant la santé de tout un chacun et, par symétrie, la prise en charge sociétale de ce que chacun peut traverser comme épreuve physiologique.

Reconnaître la forme d’allergie que semble éprouver la société pour ses malades ne vaut en rien son acceptation qui sonnerait comme un renoncement. Notre modernité civilisée permet de dépasser ces frilosités afin de privilégier le cadre idéal pour vivre au mieux ce passage imposé.

A cette harmonie sociale doit correspondre la bonne proportion entre les bien-portants et les malades : le cacochyme-boom (ex-baby-boom) la déstabilisera-t-il d’ici une vingtaine d’années ?

24 février 2016

L'humanisme médical, ça vous grattouille ?

La pratique médicale du docteur Knock (Knock ou le triomphe de la médecine, pièce de Jules Romains, 1923) se fixe comme impératif de déceler le malade qui sommeille chez tout bien portant, incarnant ainsi la ligne anti-hippocratique de la démarche de soin. Le professeur Louis Portes, ambivalent président du Conseil supérieur de l’Ordre des médecins de 1942 à 1956 résume une tout autre philosophie thérapeutique qui doit régner lors d’une consultation, moment privilégié entre le soigné et le soignant : "une confiance qui rejoint librement une conscience". Le second, selon cette approche, devrait être reconnu et accepté par le premier pour l’exercice éthique de son savoir. La symbiose d’un patient s’en remettant totalement à la déontologie du médecin est-elle concevable pour la médecine contemporaine ?
Si l’impératif humaniste demeure un objectif de tous les instants dans cette discipline, les contraintes cumulées s’érigent comme autant de rappels à ce que doit être l’âge réaliste d’une médecine idéalisée.

L’humanisme, tel que défendu par Montaigne ou Rabelais, exige de considérer la personne humaine comme une fin. L’acte de soin, par essence, relève de cette attention de chaque instant. Raoul Dautry, en 1929, dans une allocution aux médecins du Réseau de chemin de fer de l’Etat, rappelle un principe professionnel fondamental : « (…) la meilleure façon de bien exercer son métier est de vivre quelque chose de plus grand que le métier lui-même ». Ce souci d’une démarche englobante trouve son écho antique chez Hippocrate de Cos : son serment amorce l’éthique d’une démarche médicale qui s’abstient « de tout mal et [de] toute injustice ». Le Conseil de l’ordre des médecins, loin de délaisser ce message primordial, lui a conféré un statut référentiel, à l’image de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans le domaine politique, et sa formulation sacralise l’humanisme exigé du soignant : « Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. »
Au-delà de l’attitude humaniste propre au thérapeute, c’est bien le lien cultivé entre médecin et patient qui parachève le modèle de la démarche de soin à suivre lors d’une consultation, instant révélateur de l’état éthique de notre médecine.
Sans verser dans la dévotion évoquée dans Le Docteur Pascal d’Emile Zola (« Ces pauvres gens lui serraient les mains, lui auraient baisé les pieds, le regardaient avec des yeux luisant de gratitude ») le rapport entre ces deux êtres, en rencontre médicosociale, ne peut tolérer la méfiance. Certes, nous ne sommes plus à l’époque paternaliste de la médecine qui infantilisait le patient, mais pour que cette « confiance » trouve un répondant sincère, il faut qu’en face une « conscience » se dessine afin d’intégrer la complexité des ressentis de celui qui consulte. Kant prônait la réceptivité à la souffrance dans une distance maîtrisée et la mise en commun de la parole mutuelle. Là réside tout l’équilibre humaniste de la consultation.
Cette approche humaine offre à la discipline médicale l’opportunité de prendre en compte le discours du patient, tant dans son contenu que dans sa façon de l’exprimer. Cela contrecarre le portrait que Celse (Ier siècle) avait fait du chirurgien, technicien hors pair mais imperméable à son alter ego soigné : « il doit tout faire comme si aucune plainte du patient ne l’affectait ». Le patient ne peut plus être, aujourd’hui, celui qui endure sans mot dire. L’humanisme requiert l’écoute analytique, laquelle facilite le diagnostic et améliore la qualité de la décision thérapeutique. Le ressenti du soigné participe donc bien à l’élaboration de ce qui doit ressortir d’une consultation, premier acte déterminant d’une maïeutique médicale.
Tous ces préceptes déontologiques, que le plus célèbre représentant de l’École de Cos ne renierait pas, ne peuvent trouver leur envergure moderne qu’en tenant compte des contraintes actuelles, lesquelles donnent un visage plus réaliste à cet humanisme invoqué.

Les outils techniques à disposition du soignant se sophistiquent et se diversifient au point de parfois phagocyter la part de l’humain dans le processus de soin. Le philosophe grec Platon rappelle que la médecine est une « teknê » qui, tout comme l’éducation, figure parmi « les Arts du Salut ». La facette technique ne peut évidemment pas être ignorée : il revient au médecin de la contrôler afin que cette aide précieuse, mais sans âme, ne porte pas atteinte à ce qu’il convient de sanctuariser comme dimension relationnelle et, au contraire, s’articule avec cette dernière pour une bénéfique complémentarité. Nicole Lafont (interniste et psychiatre) ajoute, dans une formule incisive, que le médecin doit, à tout prix, éviter de devenir « l’outil de ses outils ».
Là où la maîtrise du médecin s’amenuise, au point parfois de détériorer la consultation, c’est face aux pressions économiques et aux tâches administratives croissantes qui grignotent ce temps médical essentiel, aujourd’hui un gros quart d’heure en moyenne par patient selon une enquête (2006) du ministère de la Santé. L’organisation financière du système de santé s’accommode, depuis des décennies, d’une situation déficitaire : certains prévoient un déficit annuel de l’assurance maladie de 100 milliards d’euros en 2020 (DEA de Florian Mayneris à l’EHESS sous la direction de Thomas Piketti, 2004). Sans prise en compte humaine dans le processus soignant, la réalité financière pourrait atteindre gravement notre généreux système de santé. La bonne gestion des deniers publics ne s’oppose d’ailleurs pas au respect du patient, lequel peut, en parallèle, comme citoyen, apprécier la manière dont ses prélèvements sociaux sont utilisés par le secteur médical.
Cette exigence, qui sort la médecine d’une tour d’ivoire éthérée, se retrouve sous une forme plus contestable dans ce que le patient attend de son médecin, influencé par la consultation préalable de sites sur Internet qui peuvent faire germer ou hypertrophier une hypocondrie latente chez l’internaute-patient au point, parfois, de pratiquer l’automédication. Là se niche l’atteinte la plus grave à la confiance qu’un patient devrait avoir pour son interlocuteur sachant dans l’univers réel. Le pseudo savoir glané sur la toile parasite le contenu de la consultation en obligeant le médecin à déconstruire les apriorismes de l’impatient ausculté. Cette factice connaissance pollue la médecine humaniste par une suspicion pavlovienne qui incite, parfois, à saisir la juridiction compétente. C’est donc aussi au patient de respecter les règles du contrat déontologique qui régit toute consultation, sous peine de rendre adversatif et contreproductif cet instant crucial d’échanges.

 « L’humanisme médical doit vivre avec son temps » rappelle l’Académie de médecine. Il lui faut trouver une voie en phase avec les impératifs qui font de cette activité humaine l’une des plus sensibles aux évolutions socio-économiques. Ce chemin doit être balisé en responsabilité partagée, même si le soignant, en « conscience », insuffle une orientation décisive.
L’humanisme survivra-t-il, en médecine, lorsque le diagnostic sera à la portée de l’intelligence artificielle consultable à distance à tout instant pour une performance désincarnée ?