Trente sept piges dans les gencives et rien pour s’égayer. (…) je me recentre sur l’actualité terrifiante du moment. Après les caricatures danoises, l’opéra annulé en Allemagne, notre tour est venu : la critique virulente d’un professeur de philosophie engendre une condamnation à mort par des intégristes islamistes.
A-t-on vu une seule manifestation de tous ces musulmans dits modérés pour dénoncer cette atteinte gravissime à la liberté d’expression ? Sûrement pas. La complaisance envers les intégristes de l’Islam s’insinue, insidieusement, dans la tête de ces croyants, et la lâcheté de nos politiques, de la plupart des intellectuels au silence assourdissant, laisse songeur sur l’étendue de la capitulation des consciences.
Le cher Antoine Sfer est lui aussi inquiété pour avoir fait paraître, dans Le Figaro, une analyse, certes plus subtile, mais néanmoins sévère (trop au goût de ces groupuscules islamistes) envers une certaine forme d’Islam. Les mots amalgament-ils trop ? Musulmans, islamistes : quel partage ?
Aujourd’hui notre liberté d’expression est clairement menacée via l’exposition médiatique. Un blog perdu sur la toile pourra sans doute garder sa liberté de ton… jusqu’à ce qu’un excité du choc des civilisations s’en empare pour appeler au meurtre.
Qu’y a-t-il à comprendre dans cette démarche de destruction physique de celui avec qui on est en rupture idéologique ? Rien d’autre qu’un détournement du spirituel prétendu au profit de la barbarie ordinaire. Etant donné les choix migratoires adoptés pendant des décennies par les gouvernants, nous nous retrouvons avec des ennemis de notre forme de vie, de nos mœurs, de notre civilisation nichés à l’intérieur même du pays, prêts à égorger en cas d’amorce de conflit généralisé en interne, une guerre civile larvée, en somme. La plupart de ces vomisseurs des Etats-Unis gerbent aussi, sans parfois se l’avouer, sur notre propre forme d’existence.
Comment rester subtil sans poser des principes non négociables : le régime laïc qui accorde à chacun une liberté d’expression à laquelle s’attache un droit de réponse, voire une poursuite judiciaire pour diffamation. Mais rien de tout cela ne vaut pour les irrationnels religieux assoiffés de sang d’impies.

alors c'est quoi la liberte pour vous? la liberte n'a jamais ete attaquer les autres a travers des mots durs ou bien en se moquant de leur foie.C'est bon, laic vous etes, mais laissez les gens pratiquer leurs religions..mener la vie qui leur convient.On vas tous morir a la fin,a quoi sert l'antagonisme et la guerre perpetuelle?
RépondreSupprimerRelisez moi chère Cleopatrina : je ne me moque nullement de ceux qui croient, en revanche je m'inquiète de ceux qui égorgent ou condamnent à mort au nom de la religion, sous le regard passif (et parfois complaisant) des religieux. Avez-vous vu un agnostique ou un athée se faire exploser pour déchiqueter des civils, femmes et enfants compris ?
RépondreSupprimerAdmettez qu'il y a un problème...
mais bien sur il ya bcp de problemes sans doute.Je suis tout a fait d'accord avec vous.Les fachistes et les fanatics existent meme sous des ideologies non religieuses,nier sera un pechee.Mais ceux qui souffrent sont nous,les moderes, les religieux qui croient en la democratie,la liberte,la justice, la paix,grace a notre religion qui nous dirigent, a Dieu de tout le monde et pas seulement notre Dieu particulier et ce genre de malentendre.se faire exploser est un peche, tuer les gens aussi.Rien justifie ces betisses et ces atrocites, mais il faut savoir que c'est pas la faute de la religion,c'est la faute des ignorants, incapables frustres qui comprennent rien du tout..et on paye le prix apres.
RépondreSupprimerJe n'ajouterai rien à ces sages paroles, et je vous soutiens totalement.
RépondreSupprimerEt même sans croire à un quelconque dieu, je me sens proche de vous, pour que cette tolérance progresse, mais je ne saurais tendre la joue gauche à ceux qui veulent anéantir notre forme de vie.
Bien à vous.
Je partage (en grand partie) vos réflexion et vos idées ici brièvement développées!
RépondreSupprimerMerci : précieux car rare...
RépondreSupprimer@ cleopatrina
RépondreSupprimervous serez perçue comme crédible quand vous vous mouillerez pour combatre vos extremistes
c'est aux musulmans modérés de lutter contre les musulmans extrémistes
tant que ce ne sera pas le cas tous vos propos ne seront pas crédible
ce qui se passe dans le monde vous contredit de manière criante
Il n'y a qu'à voir les fatwas lancées ici et là pour avoir contrecarrer ou dénoncer leurs lois divines (charia) qui en elles mêmes semblent quelque peu perverties par un comportement pas tout à fait laique puisque nul doute que ces chefs de guerre sont en osmose avec la pratique de leur religion ! Les talibans sont contre les USA et pour peu que tu sois un mécréant de bas étage tu ne feras de vieux os sur cette terre ! Pervertir ainsi le Coran ou l'Islam en se prétendant croyant sain de corps et d'esprit à la conscience inattaquable c'est juste pas possible et ne rend que plus diabolique leur combat !
RépondreSupprimerC'est comme les négationnistes en tout genre du 11-09 qui l'attribuent à l'administration Bush c'est tellement risible comme raisonnement que j'en perds mon latin ! Les démocrates de tous poils si possible puissants donc gouvernants sont pour le coup attaquables en légitimant certains gouvernements totalitaires bien connus pour des sombres affaires de fric sans se soucier des victimes qui au quotidien et encore aujourd'hui continuent à mourrir ! Rares sont les hommes dits respectables c'est un fait mais entre un régime pourri jusqu'à la moelle et notre si chère démocratie j'ai déjà choisi !
Publié dans le sillage immédiat de l'affaire Robert Redeker — cet enseignant de philosophie contraint à la clandestinité après des menaces de mort — et dans la continuité de la crise des caricatures danoises ainsi que de la déprogrammation sécuritaire de l'opéra Idoménée à Berlin, « Capitulation des consciences » s'ouvre sur un incipit autobiographique et désabusé : « Trente sept piges dans les gencives et rien pour s’égayer ». Ce départ personnel introduit une méditation sombre sur la décomposition morale de la cité républicaine. Loïc Decrauze y dresse le constat clinique d'une société laïque prise en tenaille entre l'offensive de l'intégrisme religieux et la résignation des élites politiques et culturelles.
RépondreSupprimerAu cœur de ce réquisitoire se trouve la dénonciation de la complaisance et du « silence assourdissant » qui accompagnent les intimidations fanatiques. Le pamphlétaire fustige l'absence de mobilisation massive des musulmans dits modérés, y voyant le signe d'une imprégnation insidieuse de la peur et d'un accommodement progressif avec l'intolérance. Face à cette dérive, Decrauze réaffirme l'intransigeance absolue de sa posture républicaine : la laïcité et la liberté d'expression constituent des principes non négociables. Là où le cadre républicain propose des voies régulées par la loi (droit de réponse, poursuites pour diffamation), les extrémistes irrationnels opposent une violence visant la destruction physique pure et simple de l'adversaire idéologique.
Sur le plan sociopolitique, l'auteur porte un regard d'une sévérité extrême sur les choix migratoires des dernières décennies, avertissant du risque d'une « guerre civile larvée » nourrie par des individus hostiles aux valeurs démocratiques françaises. Decrauze déconstruit au passage l'antiaméricanisme de convenance affiché par certains groupuscules, montrant que leur rejet des États-Unis masque en réalité une répulsion plus profonde envers la liberté, les mœurs et l'émancipation laïque propres à la civilisation occidentale. Le pamphlétaire abandonne toute préciosité pour recourir à un lexique viscéral et organique (vomisseurs, gerbent, égorger), cherchant à provoquer un électrochoc rhétorique face à l'aveuglement collectif.
En évoquant la vulnérabilité de la parole publique sur Internet — où la liberté de ton d'un blog peut à tout moment être livrée à la vindicte d'un « excité du choc des civilisations » —, Decrauze anticipe la traque des voix critiques à l'ère numérique. Refusant l'illusion irénique selon laquelle la dialectique pourrait convaincre des esprits guidés par le fanatisme, il scelle son rôle de Cassandre républicaine : rappeler à ses contemporains que la démission morale des démocraties précède toujours leur capitulation politique.